L’ANDA cherche à mettre en place un cadre de suivi et d’évaluation performant, capable de mesurer les effets environnementaux et socio-économiques des PAA et d’ajuster les stratégies en continu.
Plans d’aménagement : La réalisation de cette évaluation environnementale stratégique (EES) est une étape clé pour répondre aux exigences des bailleurs en matière de sauvegarde environnementale et sociale. Elle constitue également un levier essentiel pour garantir que les plans d’aménagement et de gestion aquacoles (PAA) intègrent pleinement les principes de durabilité, tant dans leur dimension stratégique que dans la mise en œuvre des investissements. Trois régions sont concernées par cette évaluation. Il s’agit de Laâyoune-Sakia El Hamra, Marrakech-Safi et Casablanca-Settat. Ce projet rentre dans le cadre de la préparation de la publication des plans d’aménagement et de gestion aquacoles de ces régions.
L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) vient de lancer une évaluation environnementale stratégique (EES) portant sur trois plans régionaux d’aménagement aquacoles, concernant les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra, Marrakech-Safi et Casablanca-Settat. Ce projet rentre dans le cadre de la préparation de la publication des plans d’aménagement et de gestion aquacoles (PAA) de ces régions. Cette démarche vise à intégrer, dès la conception et tout au long de la mise en œuvre des PAA, l’ensemble des enjeux environnementaux et sociaux.
Elle doit également permettre d’identifier les risques potentiels liés aux futures activités aquacoles, d’en mesurer les impacts et d’établir un dispositif de mesures d’atténuation et d’optimisation adapté. L’ANDA cherche ainsi à mettre en place un cadre de suivi et d’évaluation performant, capable de mesurer les effets environnementaux et socio-économiques des PAA et d’ajuster les stratégies en continu. L’agence entend par ailleurs renforcer la transparence et la redevabilité en instaurant des mécanismes de concertation permanente entre les différentes parties prenantes, condition essentielle pour favoriser l’adhésion collective et promouvoir un développement aquacole durable et responsable.
«La réalisation de cette EES constitue une composante essentielle pour se conformer aux exigences des bailleurs en matière de principes de sauvegarde environnementale et sociale et un aspect fondamental pour veiller à ce que les plans d’aménagement et de gestion aquacoles soient pleinement intégrés à la durabilité sociale et environnementale au niveau stratégique ainsi qu’au niveau des investissements», explique l’ANDA. En effet, la planification aquacole relève, comme le souligne la même source, d’un choix stratégique de l’Agence visant à mettre en place les prérequis nécessaires à la durabilité de l’aquaculture au Maroc. «Le processus de planification aquacole a été engagé par l’ANDA dans l’objectif de mettre en valeur les atouts des côtes nationales et d’identifier des espaces favorables à l’exercice d’une activité aquacole productive, rentable, résiliente et durable, tout en veillant à l’optimisation et l’harmonisation de l’utilisation de l’espace ainsi que la préservation de l’écosystème marin», précise la même source.
Et d’ajouter : «l’élaboration de chaque PAA s’est effectuée selon plusieurs étapes dans lesquelles une multitude d’études de faisabilité environnementales, socio-économiques et techniques est réalisée, et les décisions d’aménagement se sont fondées sur le croisement d’une panoplie de critères pertinents et d’une analyse approfondie des potentialités et des contraintes de chaque région. Aussi, la réalisation de chaque PAA a fait l’objet d’une démarche participative fédérant toutes les parties prenantes en vue d’associer ces parties à la prise de décisions, de favoriser l’acceptation des dispositions du PAA et de faciliter sa mise en œuvre » notant qu’à l’issue de chaque PAA, une base de données exhaustive sur le milieu et la cartographie est dressée, les zones propices à l’aquaculture sont identifiées, en mer et à terre, et les familles d’espèces potentielles sélectionnées.
Planification
Lancée en 2009, la stratégie Halieutis I a donné un nouveau souffle au secteur halieutique en soutenant la diversification économique du pays. Elle a également fait de l’aquaculture marine un moteur essentiel de croissance économique et sociale. «La stratégie de développement et de compétitivité du secteur halieutique (Halieutis I), lancée en 2009, a donné un élan d’envergure à ce secteur pour contribuer à la diversification de l’économie du pays et a accordé à l’aquaculture marine une place de choix en l’inscrivant en tant que moteur de croissance économique et sociale de la composante halieutique», affirme l’Agence. Celle-ci depuis sa création en 2011 a mené plusieurs projets structurants pour mettre en œuvre cette stratégie, notamment grâce à la planification aquacole, outil clé pour développer une aquaculture responsable et durable. «A cet effet, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture a réalisé, depuis sa création en 2011, plusieurs chantiers structurants pour répondre à sa mission et mettre en œuvre les orientations stratégiques du plan Halieutis, notamment à travers la planification aquacole qui représente un outil efficient dans l’édification d’une aquaculture responsable et durable, sur les plans économique, social et environnemental», relève la même source. Et d’ajouter : «Dans le cadre du processus de planification aquacole, cette agence a réalisé plusieurs plans régionaux d’aménagements aquacoles, qui ont révélé les potentialités aquacoles des régions littorales concernées et servi de base pour la préparation de l’offre aquacole nationale et l’incitation à l’investissement dans le secteur » notant par ailleurs que les dispositions de la nouvelle loi n°84-21 relative à l’aquaculture marine prévoient la publication de ces PAA par décret. A noter que ces PAA sont soumis, selon l’article 18 de cette loi, à une évaluation environnementale stratégique.



