Enseignements
Le niveau s’est élevé à un point jamais atteint et dorénavant nous n’avons plus à nous comparer à d’autres compétitions organisées en Europe par exemple, ce sera à eux de nous prendre en référence.

Nous sommes à 24 heures de la finale de la CAN et j’écris ma chronique hebdomadaire qui sera publiée ce lundi, nous serons alors au lendemain du résultat du match final de la Coupe d’Afrique.
Bien évidemment je ne peux prévoir le vainqueur mais à l’instar de tous les Marocain(e)s du Royaume et du monde, mes vœux, mes prières, mes souhaits les plus sincères vont vers notre Équipe nationale et notre coach Walid Regragui…
Qu’ils remportent cette Coupe inchallah.
Quand vous lirez ces mots, puisse-t-elle être à nous inchallah, et dans ce cas nous serons à la fois sur le toit du monde du bonheur et épuisés par une nuit de liesse et tant et tant d’émotions…
D’ores et déjà il est pourtant possible de tirer les grands enseignements de cette CAN. D’abord un immense coup de chapeau à tous les organisateurs qui ont fait de cet événement une réussite exceptionnelle. Le niveau s’est élevé à un point jamais atteint et dorénavant nous n’avons plus à nous comparer à d’autres compétitions organisées en Europe par exemple, ce sera à eux de nous prendre en référence.
Notre pays s’est hissé au sommet et avec lui tout le continent africain… Nous avons d’ailleurs pu constater à quel point le Maroc et les pays subsahariens entretenaient des liens d’amitié : quel fair-play, quelle entente avec eux ! À tel point que nous avons pu parler de finale de la fraternité face au Sénégal – pays frère.
Hormis l’Algérie par sa haine à notre égard et le comportement insensé de nombre de ses ressortissants et hormis l’Egypte de par l’arrogance des siens, nous avons ressenti la complicité et l’amitié qui nous relient au continent.
Toutes les équipes, tous les supporters (sauf ces deux-là) ont fait preuve d’un esprit sportif et d’un enthousiasme exceptionnel.
D’ailleurs tant sur la pelouse que dans les gradins leur comportement est digne d’éloges, salué par tous. Aucun d’entre eux n’a d’ailleurs contesté le verdict du terrain et une vraie amitié s’est nouée entre les supporters marocains et eux. Le comportement outrancier, outrageant et puéril des Algériens en a d’autant plus détonné et les a mis au ban de l’Afrique présente sur notre sol.
Je ne parlerai pas ici des retombées économiques, touristiques, de renommée mondiale, du développement de toutes nos infrastructures… d’autres en parleront bien mieux que moi.
Je veux me concentrer sur l’aspect humain, sur le côtés affectif… tout ce qui s’est affirmé ou révélé sur ces plans-là :
D’abord l’immense affection qui nous lie à notre Roi, à qui nous devons bien évidemment le succès de cet événement planétaire, et puis cette clameur qui s’est élevée du public lors de l’ouverture de la CAN par Smit Sidi… À vous donner «tbouricha»…
Et puis notre jeunesse que beaucoup ont découverte patriote, enthousiaste, mobilisée, citoyenne. Disons-le tout simplement nos jeunes ont été l’un des éléments clés et majeurs de la réussite de la CAN, tant dans les gradins où ils ont été le 12ème homme des matchs, dans leur rôle o combien difficile de «volontaires» -bravo à eux-, que dans les fans zones et sur les réseaux sociaux. Admirables !!!
Je voudrais citer ici le mouvement de supporters «RossoVerde» et son jeune capo Oussama Marhoum, je les ai côtoyés de près : quelle foi, quelle énergie, quel courage, eux qui de la 1ère minute de chaque rencontre jusqu’au coup de sifflet final ont été aux côtés de nos joueurs. Puisse cette expérience nous permettre de voir les Ultras sous un autre jour, le journal L’Equipe les a d’ailleurs cités en exemple dans l’un de ses articles ! L’un d’entre eux n’est autre que le jeune Saad Moussalik qui s’était battu comme un lion en Tanzanie pour défendre notre drapeau.
En parlant de jeunesse, comment pourrait-on passer sous silence nos jeunes MRE : les stades montraient leur incroyable présence, venus de partout : France, Belgique, Hollande, Espagne, Italie… tous vêtus aux couleurs du Royaume et parmi les plus démonstratifs… Bravo à eux. Bien entendu je ne peux citer toutes celles et tous ceux à qui nous devons des remerciements et une reconnaissance infinie pour l’organisation hors pair de cette CAN : les membres de la Fédé bien sûr, avec à sa tête Fouzi Lekjaa, la CAF bien sûr, mais je ne voudrais surtout pas oublier nos forces de l’ordre !
Absolument remarquables : fermes tout en étant amicaux, faisant respecter les règles avec bienveillance et justesse, omniprésents, compétents et en phase avec l’émotion et l’énergie du moment…
Bref, pour terminer cette chronique je voudrais reprendre et exprimer devant tous, ce que ressent le peuple tout entier: Fier d’être Marocain…

 

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