Selon M. Akhannouch, seule une économie solide et résiliente est en mesure de financer et de pérenniser le premier grand chantier de ce gouvernement, le chantier Royal de l’État social.
Forum : À la tribune du Forum économique mondial de Davos, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a mis en lumière la vision Royale alliant ambition sociale et attractivité économique. Un modèle réussi qui place aujourd’hui le Royaume comme acteur régional et international de premier plan.
Dans un contexte mondial incertain, le Maroc a su démontrer la pertinence de la convergence entre ambition sociale et attractivité économique. Ce modèle, impulsé par une vision Royale ambitieuse, a été mis en exergue lors de la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF). Représentant le Royaume à cette manifestation qui se poursuit jusqu’au 23 janvier à Davos, le Chef du gouvernement a étalé la vision marocaine lors d’une session animée par le co-président du WEF, André Hoffmann. «On ne bâtit pas un destin géopolitique sur une société fragilisée », a souligné M. Akhannouch. Et de rappeler que «sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a fait le choix de protéger d’abord, de réformer en profondeur et de se projeter avec confiance, en érigeant un véritable bouclier social face aux effets de la crise post-Covid, mobilisant plus de 13 milliards de dollars pour stabiliser les prix des produits de première nécessité et 1,7 milliard de dollars pour préserver les ménages de la hausse des tarifs de l’eau et de l’électricité».
Se référant à M. Akhannouch, cette politique a permis de ramener l’inflation de plus de 6% en 2023 à un niveau inférieur à 1% en 2024 et 2025, tout en maintenant une trajectoire de croissance proche de 5% et une réduction progressive du déficit et de l’endettement. «Ces indicateurs sont essentiels car seule une économie solide et résiliente est en mesure de financer et de pérenniser le premier grand chantier de ce gouvernement, le chantier Royal de l’État social», a-t-il souligné. La généralisation de l’assurance-maladie obligatoire à plus de 32 millions de citoyens s’érige également comme pilier de ce processus de transformation. M. Akhannouch a ainsi mis en avant le lancement de l’aide sociale directe au profit de près de 4 millions de familles ainsi que l’ effort budgétaire historique engagé en faveur de la santé et de l’éducation, avec une hausse de près de 20 % des crédits alloués à ces secteurs.
«Protéger sans transformer serait une promesse inachevée», peut-on relever du Chef du gouvernement, mettant en avant la refonte des fondamentaux économiques, saluée par les partenaires internationaux. Il a, à ce propos, rappelé que, sur le terrain de la confiance et de l’intégrité financière, le Maroc est successivement sorti de la liste grise du GAFI ainsi que des listes européennes associées et retrouvé la catégorie «Investment grade» auprès des grandes agences de notation. «Ces résultats découlent d’une discipline budgétaire rigoureuse, de réformes fiscales menées dans la durée, d’une gouvernance renforcée de la dépense publique et d’un effort soutenu de transparence», a-t-il encore affirmé. Et de noter qu’«en parallèle, la mise en œuvre de la Charte de l’investissement a permis d’accélérer l’investissement productif, portant les recettes brutes d’IDE à un niveau record de plus de 5 milliards de dollars en 2025, en dépit d’un contexte international marqué par la contraction des capitaux ». À la croisée de l’Europe, de l’Afrique et de l’Atlantique, le Maroc s’affirme par ailleurs comme une plateforme logistique majeure. Le Chef du gouvernement évoque à ce propos le positionnement stratégique de Tanger Med qui s’érige parmi les premiers ports mondiaux, tout en se positionnant comme un acteur clé de la décarbonation, avec, à fin 2025, plus de 46 % de capacité électrique issue des énergies renouvelables et des projets structurants dans le solaire, l’éolien et l’hydrogène vert. Par ailleurs, le Chef du gouvernement a insisté sur l’importance de la lisibilité politique pour l’investissement de long terme, soulignant que « l’année 2025 restera charnière pour le Royaume, notamment à la lumière de l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui envoie un signal sans ambiguïté à la communauté internationale : l’Initiative marocaine d’autonomie pour les provinces du Sud est reconnue comme base des négociations.



