Mieux communiquer, mieux vivre…

Ingratitude
Depuis les premiers jours de la compétition, une déferlante de haine s’est abattue sur le pays hôte. Sur les réseaux sociaux d’abord, puis dans certains médias, et plus grave encore, dans les discours de professionnels censés incarner l’éthique sportive.

Je l’écris avec une profonde tristesse et une énorme fierté, et aussi avec beaucoup de lucidité.
La CAN 2025 organisée au Maroc restera, quoi qu’on en dise, une Coupe d’Afrique des Nations sans précédent. Une organisation maîtrisée, des infrastructures à la hauteur des standards internationaux, des stades magnifiques, une logistique fluide, des moyens de transport modernes, une hospitalité sincère et une mobilisation totale des institutions comme du peuple marocain.
En tant que Marocaine, bien sûr, j’ai suivi cette CAN avec fierté.
Aussi en tant que coach en communication, en leadership et en soft skills, j’ai observé. J’ai écouté. J’ai analysé.
Et ce que j’ai vu, au-delà du football, m’a profondément choquée.
Depuis les premiers jours de la compétition, une déferlante de haine s’est abattue sur le pays hôte. Sur les réseaux sociaux d’abord, puis dans certains médias, et plus grave encore, dans les discours de professionnels censés incarner l’éthique sportive.
Des accusations de triche.
Des soupçons de corruption.
Des attaques contre les arbitres, la CAF, les institutions.
Comme si le Maroc ne pouvait pas réussir sans frauder.
Comme si l’excellence africaine, lorsqu’elle est portée par un pays africain, devenait soudain suspecte.
Ce qui me heurte le plus, ce n’est pas la défaite sportive – le football reste le football- mais l’ingratitude.
Le refus de reconnaître un travail colossal.
L’incapacité à dire simplement : «Oui, cette CAN a fait briller l’Afrique.»
Car c’est bien cela l’essentiel.
Le Maroc n’a pas organisé cette CAN contre l’Afrique, mais pour l’Afrique.
Pour montrer au monde que notre continent est capable de respecter les standards internationaux, non seulement par ses talents sportifs, mais aussi par ses compétences humaines, organisationnelles et stratégiques.
Beaucoup de supporters africains ont été émerveillés.
Beaucoup ont découvert un Maroc moderne, structuré, accueillant.
Beaucoup ont reconnu, parfois avec surprise, que l’Afrique peut organiser, exceller et inspirer.
Mais d’autres ont choisi la haine.
Au départ, j’ai voulu croire qu’il ne s’agissait que de supporters frustrés, de mauvais perdants.
Puis j’ai vu des sélectionneurs, des coachs, des responsables sportifs reprendre ces discours, alimenter la suspicion, jeter de l’huile sur le feu.
Et là, j’ai compris.
Notre erreur n’a peut-être pas été organisationnelle.
Notre erreur a été culturelle.
Nous avons parlé le langage du leadership, de la bienveillance et de la coopération continentale à des acteurs qui fonctionnent encore dans la rivalité toxique, la suspicion et le ressentiment.
Nous avons tendu la main là où certains préféraient lever le poing.
Nous pensions jouer une compétition sportive.
En réalité, nous jouions contre des peurs, des complexes et des résistances au changement.
Le leadership silencieux de l’équipe nationale marocaine
Je tiens ici à souligner un point fondamental : le leadership remarquable de l’équipe nationale marocaine.
Au-delà de son talent – le Maroc est aujourd’hui 8ème au classement FIFA, un fait – cette équipe a démontré une maturité émotionnelle et mentale exemplaire.
Son sélectionneur, M. Walid Regragui, incarne un leadership moderne :
ne pas répondre à la provocation,
ne pas nourrir la haine,
ne pas tomber dans le discours victimaire ou complotiste,
et rester concentré sur le jeu, le collectif et la vision.
Ni lui, ni ses joueurs ne sont tombés dans ce piège.
Ils ont répondu par le calme, la retenue et le respect du football.
Le contraste a été saisissant lors de la finale.
Du côté des finalistes sénégalais, tant chez certains responsables que chez des supporters, le spectacle offert a malheureusement basculé dans un comportement anti-foot et anti-leadership, alimenté par des prises de parole publiques là où l’on attendait hauteur et exemplarité.
En tant que coach, je le dis clairement :
le leadership ne se mesure pas uniquement à un trophée, mais à la posture adoptée dans la tension, la frustration et l’adversité.
Ce dimanche 18 janvier 2026, le Maroc n’a rien perdu !
Au contraire, il a gagné sur un terrain bien plus durable :
celui de la cohérence, de la posture et de la vision à long terme, celui du LEADERSHIP…
Le leadership dérange toujours ceux qui ne sont pas prêts à évoluer.
L’excellence met mal à l’aise ceux qui préfèrent les excuses.
Et le Maroc continuera à briller, avec ou sans l’approbation de certains.

 

Leave a Reply

Deine E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht. Erforderliche Felder sind mit * markiert