Mieux communiquer, mieux vivre…

Performance durable
Les soft skills ne sont pas qu’un programme de formation. Elles sont un choix de posture collective. Pourquoi il arrive que le top management ne soit pas inclus dans ce genre de cycles de formation avec le reste de l’équipage ?!.

Pourquoi les entreprises, notamment marocaines, misent de plus en plus sur les soft skills ?! Et surtout, pourquoi pas pour tout le monde dans l’entreprise marocaine en l’occurrence …
Pendant longtemps, on a cru que la performance reposait uniquement sur les compétences techniques. Savoir faire, savoir produire, savoir vendre.
Aujourd’hui, les entreprises réalisent une chose essentielle : savoir être est devenu aussi stratégique que savoir faire.
Communication, écoute, gestion du stress, leadership, intelligence émotionnelle, coopération…
Ces compétences dites «soft» sont devenues des compétences dures à ignorer.
Dans mon travail de formatrice et coach en soft skills, j’observe une évolution très encourageante :
de plus en plus d’organisations comprennent que former en soft skills leurs collaborateurs, ce n’est pas un luxe, mais une nécessité.
Elles investissent dans l’humain, dans la relation, dans la qualité des interactions.
Et je tiens à saluer ces partenaires qui ont su voir que le bien-être, la communication et la posture managériale ne sont pas des concepts abstraits, mais des leviers très concrets de performance durable.
Former des équipes, accompagner des managers, ouvrir des espaces de parole, travailler sur les émotions et les comportements… c’est déjà un grand pas.
Mais sur le terrain, un constat revient souvent dans les échanges avec les participants :
«C’était très bien en formation… mais dans la réalité, ce n’est pas si simple.»
«Ici, on dit que c’est juste de la formation.»
Et ce décalage est révélateur.
Former sans transformer le contexte, c’est comme apprendre à nager… puis demander de traverser une rivière en costume.
Les outils sont là, les intentions aussi, mais l’environnement ne suit pas toujours.
Il existe un autre décalage, plus subtil mais tout aussi important :
on forme beaucoup les collaborateurs et le middle management…
mais on oublie parfois le top management.
Or, la culture d’une organisation ne descend pas des salles de formation,
elle descend du sommet.
On ne peut pas demander à un manager d’écouter, si lui-même n’est jamais écouté.
On ne peut pas promouvoir la communication bienveillante si les décisions sont prises sans dialogue.
On ne peut pas parler de soft skills si le modèle dominant reste la peur, la pression ou le silence…
Les soft skills ne sont pas qu’un programme de formation.
Elles sont un choix de posture collective.
Pourquoi il arrive que le top management ne soit pas inclus dans ce genre de cycles de formation avec le reste de l’équipage ?!.
Estime-t-on qu’ils n’en ont pas besoin, qu’ils ont d’autres priorités, ou plutôt estimen-ils tout ceci et se placent donc à l’écart de ce, pourtant si essentiel, projet d’investissement et de développement de l’humain…
Résultat : on ne parle plus le même langage dans la même société, entre collaborateurs et managers, et entre managers et direction…
Parler le même langage au sein de la même équipe, n’est-il pas une des plus grandes priorités ?
Avoir une même identité comportementale n’est-il pas des plus importants ?!
Former les équipes est indispensable.
Former les managers est stratégique.
Former le top management est vital.
Car ce sont les dirigeants qui donnent le ton et qui inspirent :
par leur manière de parler, de décider, de gérer les conflits, de reconnaître l’effort, d’accepter l’erreur.
Les soft skills ne prennent sens que lorsqu’elles deviennent visibles au quotidien :
dans une réunion, dans un désaccord, dans une crise, dans un feedback.
Et c’est là que réside l’enjeu :
passer de la formation à l’incarnation.
Non, ce n’est pas «juste de la formation».
C’est un apprentissage du vivre-ensemble professionnel.
Une nouvelle manière de travailler… et, parfois, une nouvelle manière d’être.
Investir dans les soft skills, ce n’est pas rendre l’entreprise plus performante…
C’est la rendre plus humaine… et donc du coup performante et heureuse…
Et une entreprise plus humaine est souvent plus solide, plus engagée et plus durable.
Mieux communiquer, ce n’est pas seulement mieux travailler.
C’est aussi mieux vivre ensemble au travail….

 

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