Le Chili s’impose comme le premier exportateur des prunes déshydratées et le troisième exportateur de noix, après les Etats-Unis et la Chine.
Progression soutenue : Ce rendez-vous, qui a mis en lumière l’importance de ces filières pour le renforcement des relations économiques et commerciales entre le Maroc et le Chili, a été à l’origine des rencontres BtoB permettant aux opérateurs marocains et chiliens d’échanger leurs contacts et de développer leurs partenariats.
La quatrième édition de «Route de fruits secs et déshydratés» s’est déroulée, lundi 4 mai, à Tanger. Initiée par l’Agence chilienne de promotion des exportations (ProChile) relevant du ministère des affaires étrangères du Chili, cette rencontre a permis de mettre en lumière l’importance du secteur des fruits secs et déshydratés dans les échanges commerciaux entre les deux pays. Elle s’inscrit dans le cadre du «développement des relations économiques et commerciales entre le Maroc et le Chili. La coopération dans les fruits secs et déshydratés connaît une progression soutenue que nous devons chercher à élargir à d’autres produits agroalimentaires», a affirmé Alberto Rodriguez Aspillaga, ambassadeur de la République du Chili au Maroc, tout en soulignant l’importance de ce genre de rencontres BtoB pour les entreprises exportatrices et importatrices afin d’échanger les contacts et développer les partenariats.
La «Route de fruits secs et déshydratés» s’est tenue, selon Dr Said Bahajin, directeur ProChile, pour la deuxième fois consécutive à Tanger, pour sa troisième et quatrième édition, et ce après le lancement de cet événement à El Kelaâ des Sraghna. Ce rendez-vous a été à l’origine, a-t-il fait savoir, des rencontres BtoB, permettant aux entreprises chiliennes de présenter leurs fruits secs et déshydratés – qui sont reconnus par leur qualité- à leurs homologues marocaines. Au niveau international, le Chili s’impose comme le premier exportateur des prunes déshydratées et le troisième exportateur de noix, après les Etats-Unis et la Chine. D’ailleurs, le Maroc demeure «le principal importateur de noix en provenance du Chili. Les exportations du raisin sec chilien vers le Maroc continuent d’augmenter. Elles sont en train d’emboîter le pas aux noix : elles ont pu atteindre 4 millions de dollars annuellement», a souligné M. Bahajin.
Selon les données communiquées lors de cette rencontre, les échanges commerciaux entre le Maroc et le Chili connaissent une évolution constante et soutenue, traduisant une convergence croissante des intérêts économiques et une volonté commune d’intensifier leurs partenariats. «L’année en cours, marquant le 65ème anniversaire des relations entre nos deux pays, vient d’ailleurs consacrer la maturité et la solidité de cette coopération, tout en ouvrant la voie à une nouvelle phase, plus ambitieuse et plus structurée», a expliqué Omar El Kadaoui, président de la CGEM de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
L’intervenant a mis en avant la qualité des produits présentés par les entreprises chiliennes, ainsi que leur volonté affirmée de renforcer leur présence sur le marché marocain. Il a poursuivi que le Maroc ne doit pas être perçu uniquement comme un marché, mais comme une véritable base d’expansion régionale. «Grâce à ses accords de libre-échange avec plus de 55 pays et à son ancrage africain, le Royaume offre aux investisseurs chiliens une opportunité unique d’accéder à des marchés en forte croissance», a souligné M. El Kadaoui.
Notons qu’après Tanger, ville hôte de cette quatrième édition, les entreprises chiliennes participantes à cette rencontre suivront leur chemin pour une deuxième visite de prospection en Turquie, puis une troisième en Pologne avant de faire leur retour au Chili.



