Actes de torture
Devant les enquêteurs de la gendarmerie royale à Casablanca, se dessine le portrait glaçant d’une organisation criminelle structurée, dirigée d’une main de fer par un chef récidiviste, et spécialisée dans les vols avec violence, les enlèvements et les actes de barbarie.

Pendant plusieurs semaines, la bande, composée de six malfaiteurs, a semé la terreur, notamment dans la région de Lahraouiyine qui relève de la province de Médiouna, région de Casablanca-Settat. À la faveur de la nuit, les malfrats circulaient à moto, armés de sabres et de couteaux, guettant des victimes isolées. L’attaque était rapide, brutale et méthodique. Les victimes étaient dépouillées sous la menace, puis, lorsque l’une d’elles osait manifester une résistance, elle était enlevée et conduite vers des terrains vagues où elle subissait des violences destinées à briser toute volonté.
Les plaintes se sont multipliées, accompagnées de certificats médicaux faisant état de blessures graves. Les témoignages concordaient ; mêmes motos, mêmes armes et même mode opératoire. L’instruction a alors été confiée au centre judiciaire de la gendarmerie qui a déclenché une enquête de grande ampleur. Informateurs, filatures et exploitation des images de vidéosurveillance. Les éléments de preuve se sont accumulés, dessinant peu à peu la cartographie du réseau et l’identité de ses membres. Les investigations ont établi que les suspects résidaient dans la région de Lahraouiyine et que la bande était dirigée par un individu connu des services de police pour ses antécédents judiciaires et sa violence extrême. Ce dernier a recruté ses complices en leur promettant de l’argent facile, leur fournissant les moyens logistiques nécessaires, notamment des motos, afin de commettre leurs crimes et d’assurer leur fuite.
Le coup de filet est intervenu lorsque deux suspects ont été pris en flagrant délit d’agression, une arme blanche à la main. Placés en garde à vue, ils ont reconnu leur implication dans les faits et désigné leur chef comme l’instigateur des enlèvements et des sévices infligés aux victimes. Ils ont affirmé avoir agi sur ses instructions directes, dans le but d’instaurer un climat de peur pour neutraliser toute résistance.
Après l’achèvement de la durée de la garde à vue, les deux malfaiteurs ont été traduits devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca. Ce dernier les a maintenus en détention préventive tout en les poursuivant pour constitution d’une association de malfaiteurs, kidnapping, vol qualifié et actes de torture. Quant aux quatre autres membres de la bande, dont le chef présumé, ils font l’objet de notes de recherche à l’échelle nationale.

 

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