Renforcement des compétences.
Le secteur de l’enseignement supérieur connaît une reforme profonde qui vise à renforcer les compétences globales des étudiants et à permettre une meilleure transition des étudiants entre la formation et le marché du travail.
Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Azzedine El Midaoui avait présenté devant la commission de l’Education, de la culture et de la communication les grands axes de cette réforme qui englobe le renforcement des modules de connaissances, la révision des contenus des modules des compétences linguistiques et personnelles. Figure également l’inclusion de modules de compétences numériques avec l’obligation de l’enseignement d’une unité en langue arabe et d’une autre en une langue étrangère autre que la langue d’enseignement de la filière.
La réforme comprend également la généralisation du système de crédits standard, la mise en place du supplément au diplôme et la diversification des modèles d’apprentissage à distance et en alternance, en tenant compte des spécificités de certaines catégories d’étudiants, notamment les salariés, les fonctionnaires, les étudiants entrepreneurs, les étudiants en alternance et autres, a expliqué le ministre, notant le renforcement, en parallèle, du rôle des structures de gestion et de coordination des filières de formation.
Dans le cadre de la diversification de l’offre de formation et de l’amélioration de l’employabilité, le ministre a fait état de la mise en place du cadre réglementaire des étudiants en alternance et de l’adoption de nouveaux programmes d’apprentissage basés sur le modèle de formation en alternance. Plusieurs accords de partenariat ont été signés avec la France et plusieurs entreprises, en vue de développer ce modèle de formation.
Par ailleurs, le ministre a mis en exergue la restructuration des universités et des établissements universitaires à travers l’élaboration du projet d’une nouvelle carte universitaire, la création de pôles et de complexes universitaires régionaux, la mise en place d’une nouvelle organisation pour les établissements en libre accès, l’activation et la réorganisation des établissements publiés au Bulletin officiel et la création de 29 nouveaux établissements universitaires.



