Mouhsine Idali met en lumière le rôle, les objectifs ainsi que les principaux axes d’intervention du Réseau régional des professeurs universitaires de la région de Béni Mellal-Khénifra. Il revient également sur la participation dudit réseau au premier congrès national du Réseau national des professeurs universitaires, tenu à Rabat le 7 décembre 2025, sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.


Propos recueillis par SAID FRIX

ALM : En votre qualité de coordinateur du Réseau régional des enseignants universitaires du parti du Rassemblement national des indépendants dans la région de Béni Mellal-Khénifra, comment définissez-vous ce réseau ?
Mouhsine Idali : Le Réseau des professeurs universitaires du parti du Rassemblement national des indépendants est une structure parallèle, à l’instar des autres organisations parallèles du parti. Il a été créé en 2021 et compte actuellement près de 524 enseignants-chercheurs issus des différentes régions du Royaume.
Cette instance a pour vocation d’enrichir la réflexion académique en l’alimentant par des expériences scientifiques et professionnelles solides et pertinentes dans divers domaines, notamment économiques, sociaux et culturels. Elle ambitionne également de contribuer au renforcement du paysage politique national.
Conformément à la philosophie du parti, ce réseau illustre l’ouverture du parti au travail participatif, à l’échange d’expertises et à la création d’un espace de dialogue et de débat visant à améliorer la qualité des politiques et des programmes politiques, économiques et sociaux.
À ce titre, ce réseau peut être défini comme une structure parallèle à vocation propositionnelle, œuvrant au développement d’idées et de recommandations que le parti peut mobiliser dans l’élaboration et l’orientation de ses choix stratégiques et de ses programmes.

Sur le plan stratégique, comment percevez-vous l’importance de ce réseau et les rôles qu’il est appelé à jouer ?
L’importance stratégique du Réseau des professeurs universitaires du RNI réside dans le rôle central que l’enseignant universitaire est appelé à jouer au sein de la société, en tant qu’acteur clé dans la production du savoir et l’orientation du débat public.
Le parti est profondément convaincu de l’importance de la recherche scientifique et du rôle fondamental de la dimension académique dans la production d’idées liées aux différentes problématiques du développement.
Ce rôle constitue un pilier essentiel de la structure organisationnelle et intellectuelle du parti, tant dans le domaine de l’enseignement supérieur que dans celui de la recherche scientifique, toutes disciplines confondues, et ce dans le cadre du Nouveau modèle de développement, tel que préconisé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et auquel le parti aspire à contribuer activement à sa mise en œuvre effective.

Comment s’est déroulé le premier congrès national du Réseau et quels ont été les principaux axes des interventions scientifiques ?
Le premier congrès national du Réseau des professeurs universitaires du parti du Rassemblement national des indépendants s’est tenu le 7 décembre 2025 à Rabat, avec la participation d’environ 600 congressistes représentant les différentes universités marocaines. Le congrès s’est distingué par une organisation rigoureuse, sous la présidence du président du réseau, Mohamed Seddiki, aux côtés du secrétaire général, Bouchâaib Mernari, et des membres du bureau national.
Cet événement a été marqué par la présence du président du parti et Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, ainsi que de plusieurs parlementaires, membres du bureau national du Réseau, en plus d’un parterre de personnalités invitées et d’enseignants intervenants.
Les travaux du congrès ont débuté, lors de la séance matinale, par une allocution structurante et exhaustive du Chef du gouvernement. Elle a été suivie d’une première session consacrée au thème «L’unité nationale : l’autonomie, consécration onusienne d’une vision royale éclairée et Marche Verte renouvelée», avec des interventions de Zine El Abidine El Houssaini, Rachid Douani et Abdelouedoud Kharbouch. La deuxième session a porté sur le thème «Flexibilité et durabilité du développement global face aux mutations géopolitiques et à l’accélération des crises multiples : lecture du bilan de l’action gouvernementale et perspectives futures». Elle a été articulée autour de trois panels.
Le premier a traité de la dimension sociétale, axée sur le renforcement de l’État social et le développement communautaire vers une société plus inclusive, avec les interventions de Fouad Fattouhi, Sabah Benkdour et de Bouchâaib Mernari.
Le deuxième panel a abordé la dimension économique, notamment les réformes économiques structurelles et la mise en œuvre des grands projets et chantiers stratégiques, en termes de bilan, de projections et de perspectives, avec les interventions de Rahim Etor, Hicham Qayssouni et Rachid Tatouti.
Le troisième et dernier panel a été consacré à la dimension politique, sous le thème «Le paysage politique marocain à l’ère du populisme : crise du discours et menace pour les institutions démocratiques», avec la participation de Mouhsine Idali, Mohamed El Amrani Boukhebza, Najib El Hajjaoui, ainsi que de Fatiha Touzani.
Lors de la séance de l’après-midi, Mohamed Seddiki est revenu sur les principales actions menées par le réseau depuis sa création en 2021, ainsi que sur son programme d’action pour la prochaine étape, mettant particulièrement l’accent sur le rôle central et stratégique de l’enseignant universitaire, tel que souligné dans l’allocution du président du parti.
À l’issue de cette séance, les congressistes ont renouvelé leur confiance en Mohamed Seddiki en tant que président du réseau pour un second mandat, en lui confiant la mission de constituer le nouveau bureau national.

Quelle est votre lecture du discours du Chef du gouvernement lors de l’ouverture du premier congrès du Réseau national précité ?
Au cours de la séance matinale, M. Akhannouch a prononcé un discours qualifié de riche, exhaustif et structurant. Il y a exposé la philosophie du parti ainsi que le bilan positif de l’actuelle mandature gouvernementale à tous les niveaux, bilan étayé par des chiffres et des indicateurs précis, et ce malgré les défis majeurs ayant marqué cette période.
Parmi ces défis figurent notamment un contexte international difficile, les mutations climatiques, la succession des années de sécheresse, la pandémie de la Covid-19, les conflits armés dans plusieurs régions du monde, les crises internationales, le séisme d’Al Haouz ainsi que la flambée de l’inflation. Malgré ces contraintes, le président du parti a souligné que le gouvernement a réussi à préserver les équilibres socio-économiques, à maintenir la dynamique de l’investissement en tant que levier transversal de tous les secteurs, et à lancer de grands chantiers de réforme, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et du soutien social, dans le cadre de la consolidation de l’État social et de la mise en œuvre des initiatives dont la feuille de route a été tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.
Le Chef du gouvernement n’a pas manqué de mettre l’accent sur les enjeux organisationnels liés au réseau, en soulignant l’importance stratégique du Réseau des enseignants-chercheurs universitaires au sein du parti. Il a également exprimé sa grande fierté à l’égard de ce réseau et a appelé les professeurs universitaires à s’impliquer activement dans la dynamique partisane et intellectuelle, fidèle à leur tradition, notamment à travers la valorisation et la présentation des réalisations gouvernementales.
Dans son intervention, M. Akhannouch a également insisté sur le rôle propositionnel et intellectuel attendu du réseau, à travers la production d’idées, l’échange d’expertises, le renforcement des liens et la coordination avec les autres organisations parallèles du parti. Il a, en outre, invité les enseignants-chercheurs à dynamiser l’espace universitaire, à se rapprocher davantage des étudiants et des chercheurs, et à faire connaître les enjeux de gestion et les orientations politiques du parti, contribuant ainsi au renforcement du paysage politique national et à la consolidation de la pratique démocratique.

Comment le Réseau des professeurs universitaires peut-il traduire concrètement la feuille de route présentée dans le discours du président du parti ?
Le Réseau des enseignants-chercheurs universitaires constitue une structure parallèle regroupant une élite de la société marocaine, à laquelle incombe la responsabilité d’améliorer la dimension intellectuelle et propositionnelle dans tout ce qui se rapporte aux indicateurs de croissance, qu’ils soient économiques, sociaux, culturels ou politiques, dans une perspective d’enrichissement du paysage politique national.
Aujourd’hui, la reconnaissance ne se fait plus que par le prisme des indicateurs et des chiffres, considérés comme le fondement de la légitimité et la preuve tangible de l’ampleur des efforts consentis. Ils permettent également de rapprocher les points de vue et d’élaborer des programmes politiques cohérents avec le Nouveau modèle de développement prôné par Sa Majesté le Roi.
Dans ce cadre, le rôle du réseau s’avère décisif et stratégique, porteur de responsabilités majeures, appelant à une mobilisation forte des enseignants-chercheurs en tant qu’élite de la société, afin de contribuer à ce grand chantier engagé par le parti du Rassemblement national des indépendants, relatif à la diversification de l’économie nationale, au développement de l’investissement, à la consolidation de l’État social, à la généralisation de la couverture sanitaire, à la réalisation de la justice spatiale et territoriale, à la promotion de l’emploi, ainsi qu’à la réforme des systèmes de l’enseignement supérieur et de l’enseignement scolaire.

Quels sont les principaux objectifs du Réseau et les rôles qu’il peut jouer dans cette phase délicate ?
La réponse à cette question trouve son fondement dans les Hautes Orientations Royales, qui ont constamment appelé à la contribution de l’ensemble des acteurs au renforcement du paysage politique national, à travers l’éthique de la vie politique, la rupture avec toutes les formes de corruption politique et la consolidation de la confiance dans l’action partisane et institutionnelle. S’inscrivant dans cette orientation, le Réseau précité assume un rôle de force de proposition, en formulant des idées solides, réalistes et pragmatiques, capables de contribuer à l’élaboration d’initiatives et de programmes politiques au service du projet du RNI, en tant que parti et école politique fondée sur l’ouverture à toutes les composantes et sur le travail participatif entre ses organisations parallèles.
Dans ce contexte, et malgré la diversité des champs d’action des organisations parallèles du parti, celles-ci se rejoignent autour d’une philosophie commune reposant sur le service de l’intérêt général, la consécration de l’efficacité et la mutualisation des efforts. Le Réseau susmentionné s’inscrit pleinement dans cette dynamique, en assumant une responsabilité stratégique consistant à produire un savoir académique de qualité et à nourrir le débat public par une expertise scientifique rigoureuse.
Il ne peut y avoir de développement sans une recherche scientifique solide, ni de politiques publiques efficaces sans un appui scientifique et académique compétitif à l’échelle internationale. Dès lors, les défis liés aux prochaines échéances constituent une responsabilité partagée par l’ensemble des composantes du parti, y compris le Réseau des enseignants-chercheurs universitaires, qui s’acquittera de ses missions dans un esprit de responsabilité, d’engagement et de clarté, au service du projet sociétal du parti et du renforcement du processus démocratique national.

Comment l’action de la section régionale du Réseau des professeurs de l’enseignement supérieur de la région Béni Mellal–Khénifra s’inscrit-elle dans les orientations du réseau national ?
Naturellement, la section du Réseau des enseignants-chercheurs universitaires du parti du Rassemblement national des indépendants dans la région Béni Mellal–Khénifra œuvre en parfaite cohérence avec les orientations nationales du réseau et avec le programme général du parti.
Cette cohérence s’est illustrée de manière significative à travers la participation remarquable de notre réseau au congrès national, avec une délégation d’environ cinquante congressistes, traduisant le niveau d’engagement et de sens des responsabilités des enseignants-chercheurs de la région.
Ainsi, cette action s’inscrit également dans un programme de travail en phase avec les grandes questions nationales et avec le programme général du Réseau national des enseignants-chercheurs universitaires. Cela se traduit notamment par l’organisation de colloques scientifiques de haut niveau et de tables rondes consacrées aux principales problématiques nationales, au premier rang desquelles la question de l’intégrité territoriale du Royaume.

 

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