Ibtikar porte sur l’adaptation des cursus aux défis de la transition écologique.
Agriculture durable : Soutenu par l’Union européenne dans le cadre du programme Terre Verte, le programme Ibtikar vise à renforcer la recherche face aux enjeux de la transition écologique, en mettant l’accent sur la formation, le transfert de connaissances et l’entrepreneuriat.
Un nouvel élan vient d’être insufflé à la recherche agricole et forestière au Maroc. Un projet d’envergure est désormais sur les rails appuyant l’adaptation de la formation et de la recherche agricole et forestière marocaine aux enjeux de la transition écologique. Baptisé «Ibtikar», ce projet lancé lundi à Rabat s’inscrit dans le cadre du programme «Terre Verte» en appui au développement écologique, inclusif et innovant du secteur agricole et forestier au niveau national. Financé par l’Union européenne (UE) pour un montant global de 43 millions de dirhams (4 millions d’euros), ce projet s’étend sur une durée de 3 ans et demi.
Il vient renforcer les capacités nationales à travers un ensemble d’actions intégrées. « Le projet Ibtikar appuie la stratégie Génération Green et la stratégie Forêts du Maroc, en vue d’une transition écologique réussie reposant sur quatre axes fondamentaux, à savoir la formation, la recherche, le transfert de connaissances et l’entrepreneuriat», indique Redouane Arrach, secrétaire général du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.
Et de poursuivre : «Cette transition écologique repose aussi sur des fondements essentiels qui doivent guider l’action des institutions de recherche et de formation, affirmant que ces fondements portent, entre autres, sur la préservation de la biodiversité, la protection des écosystèmes, la gestion des ressources en eau, la bonne gouvernance et l’énergie propre ».De son côté, le chef de délégation adjoint de l’UE, Daniele Dotto, a indiqué que « le projet coordonne plusieurs dimensions stratégiques, entre l’adaptation des cursus aux défis de la transition écologique et la formation d’une nouvelle génération d’élèves et d’enseignants aux pratiques et systèmes de production durables, la mise en place d’un cadre innovant de recherche collaborative, la diffusion digitalisée des compétences et l’incubation aux jeunes entrepreneurs dans les filières de production et de consommation ». Il a fait part de l’engagement de l’UE pour l’adaptation de la formation et de la recherche agricole et forestière marocaine aux enjeux de la transition écologique, rappelant que l’Union se place aux côtés du Royaume pour appuyer les réformes mises en place face aux risques inflationnistes, socio-économiques, climatiques et environnementaux.
Pour sa part, Abdelaziz El Hraiki, directeur de l’Institut agronomique et vétérinaire (IAV) Hassan II, a noté que la création de ce consortium constitue un acquis majeur visant la mutualisation des compétences, des ressources et des efforts, pour une synergie renforcée entre les institutions, mettant en valeur la valorisation des approches fondées sur la nature, l’agro-biodiversité et les services écosystémiques, conformément au cadre conceptuel de la santé globale « One Health ».
D’après lui, Ibtikar offre un espace d’échanges et de collaboration entre les différents acteurs du secteur, encourageant le partage de connaissances et l’innovation pour renforcer les capacités nationales et stimuler le progrès agricole et forestier durable. M. El Hraiki a réaffirmé, à cette occasion, l’engagement de l’Institut à accompagner, piloter et à valoriser le projet tout au long de sa mise en œuvre. Dans les détails, Ibtikar porte sur l’adaptation des cursus aux défis de la transition écologique et la formation d’une nouvelle génération d’élèves, d’enseignants, agricoles et forestiers aux pratiques et systèmes de production durables et mieux préparés aux défis du climat. Il prévoit aussi la mise en place de mécanismes de financement compétitifs pour soutenir des projets de recherche appliquée en agroécologie, foresterie durable et gestion des ressources naturelles, encourageant ainsi l’innovation scientifique et technique. Le projet met l’accent, également, sur le transfert de connaissances à travers la création d’une plateforme digitale et d’outils dédiés à la diffusion des bonnes pratiques agroécologiques auprès des agriculteurs, formateurs et professionnels du secteur. Il appuie, en outre, l’entrepreneuriat en soutenant le développement de startups innovantes dans les domaines agricole et forestier, ainsi qu’en mobilisant incubateurs, hackathons, programmes de formation et dispositifs d’accompagnement.



