Le forum a réuni un large éventail de participants.

Défis majeurs : Le forum régional sur l’adaptation aux changements climatiques, qui a été récemment organisé à la Chambre d’agriculture à Beni Mellal, a été le fruit d’un travail continu au sein d’un grand nombre de collectivités territoriales.

Lors de son mot inaugural, la présidente de l’association AIDECA, Chaima Salami, a d’abord mis l’accent sur l’engagement des partenaires, des collectivités territoriales, des associations, des cooperatives et des chercheurs qui n’ont ménagé aucun effort pour que le forum précité porte ses fruits. «L’organisation de ce forum intervient après un long travail de terrain continu au sein de plusieurs collectivités territoriales. Durant cette période, nous avons œuvré aux côtés des acteurs locaux pour appréhender la réalité de la vulnérabilité climatique, comprendre ses impacts sur les populations et les territoires, et accompagner des processus participatifs visant à intégrer l’adaptation aux changements climatiques dans la planification territoriale locale. Cette étape a permis de constituer un capital précieux de connaissances et de leçons apprises, que ce forum entend valoriser».
Et d’ajouter : «Je tiens, à cette occasion, à saluer l’engagement sérieux des cadres, fonctionnaires et élus des collectivités territoriales, ainsi que de la société civile. Leur volonté de renforcer la gouvernance locale et d’améliorer les services rendus aux citoyens témoigne d’une haute conscience des enjeux climatiques, perçus non seulement comme des défis environnementaux, mais aussi comme des questions de développement social et territorial exigeant une mobilisation collective». En parlant de l’AIDECA, la présidente a mis en exergue les efforts inlassables déployés par tous les membres de l’association, les opérateurs socio-économiques, l’Union européenne et l’organisation Migration & Développement (M&D) ainsi que les services des cinq provinces de la region BMK… en vue de réaliser les objectifs escomptés.

Et de faire savoir enfin : «Il me plaît également de partager avec vous une source de fierté pour notre association : l’AIDECA a récemment reçu un prix de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) dans la catégorie «Inclusion». Cette distinction nous encourage à intensifier nos initiatives pour l’insertion économique des femmes et des jeunes, convaincus que les défis climatiques sont indissociables de la justice territoriale et de l’inclusion sociale».

Pour sa part, Mohamed Alouane, coordinateur exécutif de l’AIDECA, a salué l’engagement de plus de 179 participantes et participants, qui ont fait preuve d’un grand intérêt et d’une implication active tout au long des différentes sessions du forum. Il a appelé l’ensemble des acteurs concernés à renforcer davantage les dynamiques de coopération et de collaboration afin de poursuivre les efforts engagés en faveur de l’adaptation aux changements climatiques au niveau territorial. Il a également souligné que les portes de l’AIDECA demeurent ouvertes pour continuer à valoriser, diffuser et prolonger les acquis du projet ASTA. À cet égard, il a rappelé que ce projet a mobilisé plus de 690 citoyennes et citoyens, 5 communes et plus de 45 membres d’organisations de la société civile, engagés dans un processus de renforcement des capacités, de diagnostics territoriaux, de dialogue multipartite et de plaidoyer.

Le Maroc fait face à des défis majeurs liés aux changements climatiques, particulièrement dans les zones semi-arides et montagneuses. Ces transformations se traduisent par une pression accrue sur les ressources hydriques, la multiplication des sécheresses, la dégradation des écosystèmes et une vulnérabilité croissante des populations rurales. La région de Béni Mellal-Khénifra est particulièrement exposée en raison de sa forte dépendance à l’agriculture et aux ressources naturelles. Bien que le Maroc ait engagé des stratégies ambitieuses en matière de climat et de développement durable, leur mise en œuvre territoriale reste un défi. Les acteurs locaux nécessitent un renforcement en matière d’accès à l’information, de planification climatique et de gouvernance inclusive. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet ASTA, mis en œuvre par l’AIDECA dans le cadre du programme AMUSSU, relevant du Programme d’appui stratégique à la société civile (PASSC), cofinancé par l’Union européenne, mis en œuvre par Migrations & Développement, COSPE, et l’AESVT.
L’organisation de ce forum régional s’inscrit dans cette dynamique qui vise à créer un espace de dialogue et de concertation entre les différents acteurs du territoire tout en contribuant au renforcement de la gouvernance territoriale climatique à travers un dialogue multipartite favorisant le partage d’expériences et l’émergence de solutions concrètes. Il ambitionne aussi de favoriser le dialogue entre les acteurs institutionnels, la société civile et les collectivités territoriales, de partager les acquis du projet ASTA, d’identifier les priorités régionales en matière d’adaptation climatique, de mettre en valeur les initiatives locales innovantes et de formuler des recommandations opérationnelles pour renforcer la résilience et la gouvernance territoriale.
Notons que les ateliers thématiques du forum ont porté, entre autres, sur l’efficacité énergétique et l’action territoriale, le tourisme durable et l’adaptation aux changements climatiques, l’inclusion sociale et la participation citoyenne, la modélisation de projets verts, ainsi que l’atelier du cluster national sur le climat. Le forum a réuni un large éventail de participants, comprenant les représentants des collectivités territoriales, les institutions publiques, les organisations de la société civile, les ONG nationales et internationales, les coopératives et entreprises, les universitaires et chercheurs, les médias, les jeunes et les femmes engagés, ainsi que les membres du cluster agro-industriel Oum Er-Rbia….
Le forum a enfin mis l’accent sur le renforcement des passerelles entre la recherche, l’innovation et la décision publique, la création et l’institutionnalisation des espaces de coopération et de concertation, la mise en place des mécanismes d’appui technique et de financement adaptés, la promotion des mécanismes de financement innovants, mixtes et inclusifs, la consolidation des mécanismes de démocratie participative…

 

Leave a Reply

Deine E-Mail-Adresse wird nicht veröffentlicht. Erforderliche Felder sind mit * markiert