Une première
Le bas de la Stelvio accueille à partir de jeudi les épreuves de ski-alpinisme, une première aux JO et l’occasion pour les athlètes, dont les favoris français, de réaliser un «rêve» longtemps inaccessible.


«C’est un moment historique pour notre discipline. On sait qu’on a de la chance d’être là, au bon endroit au bon moment. C’est peut-être une fois dans une vie», résume Emily Harrop, N°1 mondiale dans la discipline ces quatre derniers hivers.
Un sprint hommes puis femmes sont au programme jeudi, avant le relais mixte samedi. Le principe est simple et consiste à monter le plus vite possible quelque 70 m de dénivelé skis aux pieds, avec une phase de «portage» où les skis sont sur le dos, puis à redescendre en mode ski alpin. Le tout en trois minutes à peine d’un effort extrêmement explosif.
Très télévisuel avec des manches ultra cardio qui s’enchaînent, des confrontations directes et des transitions spectaculaires, la discipline est très éloignée du ski de randonnée, la version loisir du sport qui consiste à se balader en pleine nature et à chercher de jolies pentes à skier à la descente.
Pour les athlètes, les JO représentent toutefois une opportunité pour faire découvrir leur sport. Thibaut Anselmet vise l’or chez les hommes et participera avec Harrop au relais mixte, où leur paire est ultra favorite. La jeune Margot Ravinel (23 ans) est également prétendante au podium.
L’introduction du ski-alpinisme aux Jeux olympiques ne s’est pourtant pas faite sans remous. Dès l’annonce en 2021 de son apparition au programme des JO-2026, certains athlètes, dont la star de l’ultra-endurance Kilian Jornet, avaient émis des réserves, craignant que les Jeux suppriment l’esprit nature du «skimo».

 

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