Les jeunes d’aujourd’hui doivent devenir les leaders de demain…

Action sur le terrain
Nous sommes plus rapides à stigmatiser nos jeunes et à déplorer lorsque les choses vont mal qu’à les montrer sous un jour favorable et à montrer ce qui est positif.

Les derniers événements qu’a connus notre pays ont montré que notre jeunesse -contrairement à ce que pensent et disent certains- est une jeunesse impliquée, consciente, patriote et préoccupée du bien commun.
Que ce soit lors du séisme d’Al Haouz, ou encore lors de la CAN où elle a supporté notre équipe avec enthousiasme et a su réagir intelligemment aux débordements dus à certaines équipes et leurs supporters, ou enfin lors des inondations vécues par plusieurs de nos villes.
À chaque fois nos jeunes ont été présents, actifs, engagés et se sont mis à la disposition de nos concitoyens.
Que n’avons-nous pas lu et entendu au sujet de nos nouvelles générations : égoïstes, obnubilées par leurs smartphones, vivant dans le monde virtuel des réseaux sociaux, violents, inciviques.
Il ne s’agit pas de nier nos problèmes et de décrire la jeunesse dans son entièreté avec un regard angélique : la délinquance existe, le hooliganisme est une plaie et certains de nos jeunes sont effectivement en marge de la société.
Cependant il faut remarquer que nous sommes plus rapides à stigmatiser nos jeunes et à déplorer lorsque les choses vont mal qu’à les montrer sous un jour favorable et à montrer ce qui est positif.
Notre jeunesse, hélas bien souvent livrée à elle-même, réussit pourtant de façon autonome à s’engager, à se mobiliser, à organiser de nombreuses actions et activités, tant dans le domaine social que culturel, sportif, civique ou humanitaire…
Car je le dis souvent – pour le regretter- notre jeunesse est bien seule : rares sont ses interlocuteurs, absents sont les responsables, les élus sur le terrain et très minoritaires les dirigeants qui s’intéressent à sa cause.
Ces jeunes qui souhaitent s’engager, participer, être concertés et associés, s’inventent donc leurs propres formes de regroupement et de mobilisation, par la création d’associations locales dans les quartiers, les communes, les écoles ou bien des «regroupements de fait» sans passer par les démarches administratives ou encore via des groupes WhatsApp ou des collectifs qui se créent spontanément sur les réseaux sociaux.
Ces jeunes ont raison, s’organiser pour leurs intérêts communs et pour le bien de la société est indispensable et pour eux un moyen non seulement de montrer ce dont ils sont capables mais aussi de peser sur la vie du pays.
Le problème est que le gouffre entre politiques et jeunes ne fait que s’accentuer mais au moins nos jeunes se confrontent aux réalités, aux difficultés et apprennent à se prendre en main.
La vie associative au sein de la jeunesse est intense, tant dans le Royaume qu’au sein de la diaspora, les jeunes se regroupent, bougent, innovent… et remarquons-le les objectifs tournent beaucoup autour du leadership, de la création de startups, de l’intelligence artificielle, des nouvelles technologies, des avancées du numérique…
Heureusement cependant la majorité de ces jeunes ne perde pas de vue la vraie vie et personnellement je les encourage vraiment à rester ancrés auprès de notre population, auprès de notre communauté à l’étranger.
La culture, le sport, le civisme, l’entraide, la solidarité, le vivre-ensemble… sont des domaines prépondérants et méritent l’engagement concret de notre jeunesse, l’action sur le terrain demeure vitale.
La présence active sur les réseaux sociaux est primordiale et les activités qui rassemblent nombre de jeunes dans des endroits fermés pour réfléchir, analyser, programmer et s’investir sont essentielles, là aussi j’incite ces jeunes à ne pas négliger le concret. Il est important d’être au plus près de la population, au contact de la jeunesse, de proposer au plus grand nombre de se joindre à eux.
D’où mon titre «Les jeunes d’aujourd’hui doivent devenir les leaders de demain», pour cela il est clair qu’ils doivent avant tout compter sur eux-mêmes, malheureusement le paysage politique, la vie syndicale, les conseils d’élus leur sont le plus souvent inaccessibles, voire hermétiques.
Alors vous les jeunes qui avez fait le pas de vous engager, qui avez créé des structures associatives, qui gérez des communautés, des collectifs, vous qui avez une expérience du travail en équipe, qui savez ce qu’est orienter, guider, proposer, qui avez acquis ce contact avec l’autre… ne vous reposez pas sur vos lauriers, allez de l’avant pour conquérir cette aptitude au leadership. La jeunesse de votre génération lorsqu’elle sera devenue adulte, notre société, notre pays auront besoin de nouveaux leaders…Vous !

 

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