Hostilités
Nous sommes aujourd’hui face à une autre catastrophe naturelle, celle des inondations : il faut saluer avec beaucoup de respect le travail de tous les secouristes quelle que soit leur spécialité qui ont su anticiper la montée des eaux et éviter des pertes humaines.
En lisant ce titre certains se demanderont peut-être pourquoi ces domaines très différents. Je vous explique : tout simplement parce que ce sont autant de défis qui se posent à nous, de façon aiguë et urgente.
En effet tout cela, tout ce que nous subissons, tout ce qui nous touche dans notre humanité, notre honneur, nos intérêts, tout ce qui nous atteint doit absolument nous pousser à l’excellence.
L’excellence dans nos réponses, l’excellence dans nos prises de décision, l’excellence dans notre façon de concevoir l’avenir et d’y préparer notre société.
On peut décrire cela en quelques mots clés : prévention, réaction, action, efficacité. Nous n’avons d’autre choix -non pas seulement de nous adapter- que de devancer, et pour cela mettre fin à une médiocrité qui trop longtemps nous a minés et mettre les bonnes personnes aux bons postes. Ces différents moments difficiles que nous venons de traverser -et ceux que nous devrons traverser- l’imposent. Dans chacun de ces cas nous avons énormément progressé et disons-le haut et fort, c’est Sa Majesté qui a donné le tempo.
En effet, le tremblement de terre d’Al Haouz, outre le terrible drame humain, nous a poussés à innover, à inventer de nouvelles manières de répondre à une catastrophe naturelle : reloger les habitants, pourvoir à la prise en charge des orphelins, prévenir les pandémies qui pouvaient en résulter, accompagner financièrement ceux qui avaient tout perdu. Quel pays peut se vanter de tout réussir en ce domaine? Sincèrement aucun, mais avouons que malgré des ratés dus essentiellement à l’incurie ou l’avidité de certains acteurs, nous avons été réactifs. La CAN a constitué une autre occasion de nous dépasser et de l’avis de toutes les personnes de bonne foi à travers le monde, nous avons été plus qu’à la hauteur concernant l’organisation d’un niveau jamais atteint. Malgré toutes les embûches, les obstacles intentionnels, les fake news, la pantomime de la finale, il nous faut saluer avec reconnaissance toute l’équipe de la FRMF et au premier chef son président Si Lekjaa.
Bravo à toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce succès mondial: outre les organisateurs, merci aux forces de l’ordre, aux volontaires, aux citoyens, aux autorités.
Là où le bât blesse c’est au niveau de notre communication et notamment notre médiocre présence sur les réseaux sociaux… là aussi nous en tirerons les leçons indispensables.
Passons sur le voisinage nocif, chaque Marocain(e) ayant compris sa capacité de nuisance et hélas sa façon d’acheter des trouble-fêtes.
Nous sommes aujourd’hui face à une autre catastrophe naturelle, celle des inondations : il faut saluer avec beaucoup de respect le travail de tous les secouristes quelle que soit leur spécialité qui ont su anticiper la montée des eaux et éviter des pertes humaines. Là encore c’est notre Roi qui a senti le danger en amont et a donné les bonnes instructions.
Il nous restera le défi du relogement des sinistrés mais précisément les leçons tirées du tremblement de terre sauront nous guider…
Permettez-moi de partager avec vous la discussion avec un jeune MRE particulièrement attentif à notre société, Abdelkader Debbaghi, qui vit en Île-de-France et dont la réflexion résume parfaitement ce que nous vivons :
«Le Maroc apprend par contrainte, on ne peut pas dire que la réussite de nombre de chantiers soit un hasard ou isolée, c’est un mouvement en marche… Sa Majesté a mis les gens compétents dans les domaines sous Son pouvoir, le reste vient des élections… et là d’autres éléments rentrent en jeu (analphabétisme, tradition, etc.) Il a aussi et surtout réalisé l’avancée irréversible, émanciper la femme marocaine, du moins par la législation, reste le changement des mentalités dans la société… Les hostilités de l’entourage proche du Maroc au lieu de nous casser nous rendent plus résilients, et entre les défis des catastrophes naturelles, tout cela pousse l’ensemble des acteurs vers plus de travail bien fait.»
L’avenir, l’Histoire nous rendront justice et témoigneront de notre capacité à progresser.
Face à l’adversité nous sommes debout et nous avançons…



