La publication de la capacité d’accueil constitue un levier essentiel de transparence et de prévisibilité, tel que prévu par le cadre législatif régissant le secteur.
Hausses : L’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) a approuvé la capacité d’accueil du système électrique national en énergies renouvelables pour la période 2026-2030. Les détails de cette décision figurent dans la décision n°01/26, entrée en vigueur le 31 janvier 2026. La capacité d’accueil du système électrique est désormais fixée à 10.429 MW. Ce niveau représente une augmentation de 1.091 MW par rapport à la période 2025-2029 et de 3.193 MW comparativement à la période 2024-2028, soit des hausses respectives d’environ 12 % et 44 % par rapport aux capacités précédemment établies.
L’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) vient d’approuver la capacité d’accueil du système électrique national en énergies renouvelables pour la période 2026-2030. En effet, l’Autorité vient d’en publier les détails dans la décision n°01/26 qui est entrée en vigueur le 31 janvier 2026. «En application des dispositions de la loi n°13-09 relative aux énergies renouvelables telle que modifiée et complétée par la loi n°40-19 et de l’article 23 de la loi n°82-21 relative à l’autoproduction de l’énergie électrique, l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) approuve la capacité d’accueil du système électrique pour la période 2026-2030», peut-on lire dans ce document. Cette capacité d’accueil s’est établie à 10.429 MW, offrant respectivement 1.091 MW et 3.193 MW de capacités d’accueil additionnelles par rapport aux périodes 2025-2029 et 2024-2028, et enregistrant des hausses d’environ 12% et 44% par rapport, respectivement, aux niveaux affichés lors des périodes précitées. Pour l’Autorité, cette dynamique marque une étape importante dans le développement du marché électrique national en offrant aux opérateurs une visibilité renforcée sur les perspectives d’investissements et de développement à moyen terme.
«L’élaboration de cette capacité d’accueil repose sur une démarche méthodique et concertée, associant l’ensemble des gestionnaires de réseaux concernés. Cette approche a permis d’aboutir à une évaluation rigoureuse des capacités effectives des réseaux de transport et de distribution. La publication de la capacité d’accueil constitue un levier essentiel de transparence et de prévisibilité, tel que prévu par le cadre législatif régissant le secteur. Elle vise à éclairer les décisions des opérateurs publics et privés, ainsi que celles des autorités compétentes », rapporte un communiqué de l’ANRE. Et d’ajouter : « À cet effet, l’ANRE a développé une plateforme dédiée, accessible via son site web, à destination de l’ensemble des parties prenantes du secteur électrique, notamment les porteurs de projets d’énergies renouvelables. Par cette décision, l’Autorité réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre de la politique énergétique nationale, à favoriser une planification optimale des investissements tout en veillant à la préservation de la sécurité, de la continuité et de la performance du réseau électrique du Royaume. Ce chantier a bénéficié de l’appui financier de deux bailleurs de fonds, à savoir la Banque africaine de développement et la coopération allemande». Par an la capacité d’accueil globale atteindra 3.886 MW en 2026, 6.381 MW en 2027, 7.681 MW pour 2028, 9.176 MW en 2029 et 10.429 en 2030. Selon les mêmes données, la capacité d’accueil en éolien est de 1088 MW en 2026, 2.515 MW en 2027, 2.515 MW en 2027, 3.315 MW en 2028, 4.115 MW en 2029 et 4.915 en 2030. La capacité d’accueil en solaire est quant à elle est de 2.798 MW en 2026, 3.866 MW en 2027, 4.366 MW en 2028, 5.061 MW en 2029 et 5.514 MW en 2030.
Les capacités approuvées sont calculées après déduction des projets réalisée en 2025. Dans sa décision l’ANRE explique qu’elle introduit une flexibilité visant une meilleure efficacité dans l’allocation des capacités d’accueil, tout en respectant la capacité d’accueil cumulée approuvée à l’horizon 2030. Cette flexibilité comprend l’allocation annuelle au sein du périmètre de chaque gestionnaire du réseau de distribution (GRD) (Chaque GRD est libre de déterminer l’allocation annuelle des capacités aux postes sources de son périmètre, dans la limite de la capacité d’accueil totale qui lui est attribuée par l’ANRE), la redistribution des capacités entre les GRD lorsqu’une demande d’accès à un réseau de distribution dépasse la capacité d’accueil approuvée par l’ANRE pour un GRD sur une année donnée, ce dernier peut solliciter l’utilisation du reliquat de capacité disponible auprès d’un autre GRD, sous réserve de l’accord de ce dernier et de l’information préalable de l’ANRE. Ladite flexibilité comprend également le transfert des capacités d’accueil entre les réseaux de distribution et de transport. Ainsi, si un GRD épuise sa capacité d’accueil annuelle, y compris après recours au reliquat des autres GRD, il peut demander une capacité additionnelle par transfert d’une partie de la capacité d’accueil du réseau de transport vers le réseau de distribution, sous réserve de l’accord de l’ANRE et après avis du gestionnaire du réseau de transport (GRT). Dans le cas où un ou plusieurs GRDs n’utilisent pas tout ou une partie de leur capacité d’accueil annuelle, le GRD peut demander un transfert d’une partie de la capacité d’accueil du réseau de distribution vers le réseau de transport. Cette demande est soumise, comme le souligne la même source, à l’accord de l’ANRE et après avis du ministère de l’intérieur et des GRD.



