Sextorsion
Un placard vidé, un silence lourd entre une mère et sa fille, puis une vérité glaçante : derrière l’écran, un ancien camarade avait tissé un piège implacable fait de chantage, de peur et d’images volées.

A Casablanca, une mère rentre chez elle le soir, le cœur chargé d’inquiétude. Elle court vers sa chambre, ouvre le placard où elle cache précieusement ses soixante mille dirhams, et son pire cauchemar se matérialise : l’argent a disparu. Qui peut bien l’avoir volé ? Son mari, cet homme fidèle ? Impensable. Sa fille de dix-huit ans, si innocente ? Elle n’a jamais touché à un sou sans sa permission. Pourtant, un doute persiste. Et si un malheur l’a poussée à commettre ce vol ? Dès que l’adolescente franchit le seuil de la maison, la mère l’interroge d’une voix tremblante. Sans détour, la fille avoue tout. Sur Facebook, elle a croisé un ancien camarade de lycée. Les messages se sont enchaînés, complices au début, jusqu’à ce qu’il lui ait demandé des photos intimes, suggestives. Naïvement, elle a cédé. Mais une fois les images en sa possession, l’ancien camarade a révélé son vrai visage. Il a commencé à la faire chanter, menaçant de les diffuser sur le réseau social si elle ne répondait pas à ses demandes d’argent et de cadeaux. Prise au piège, la jeune fille a puisé dans le placard maternel pour apaiser son maître chanteur. Et l’intermédiaire dans cette sombre affaire qui recevait de l’argent n’était autre qu’une lycéenne de dix-huit ans, une complice inattendue.

La mère, le cœur brisé, a écouté le récit jusqu’au bout. Sans un mot de plus, elle a mené sa fille au commissariat de police pour porter plainte. Une enquête a été ouverte, un appel de la victime a suffi pour piéger l’intermédiaire qui s’est présentée pour la rencontrer. Elle ne croyait pas que la police l’attendait de pied ferme. Soumise aux interrogatoires, elle a affirmé avoir une relation amoureuse avec un jeune homme. Celui-ci lui demandait à chaque fois d’aller rencontrer une victime qui allait lui remettre de l’argent. Elle a précisé aux enquêteurs qu’elle n’était pas au courant de ce chantage. Un coup de téléphone de cette fille et l’auteur principal du chantage tombe dans les filets de la police.

Interrogé par les enquêteurs, il a avoué avoir tendu des pièges à ses victimes, toutes des jeunes filles, avec lesquelles il tissait des relations virtuelles avant de les encourager à lui envoyer des photos et les obliger à lui donner de l’argent tout en les menaçant de les publier sur les réseaux sociaux en cas de refus. Celui-ci et sa complice ont été traduits devant le tribunal de première instance de Casablanca. Après l’examen de leur dossier, le tribunal a rendu son verdict en condamnant l’escroc à un an et demi de prison ferme et son complice à trois mois de prison ferme.

 

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