Cauchemar
Nous sommes à Sebt Gzoula qui relève de la province de Safi. Alertés, les éléments de la gendarmerie royale se sont dépêchés, dernièrement, vers une maison pour effectuer une descente afin de mettre hors d’état de nuire trois frères qui ont séquestré, durant toute une semaine, une jeune fille, tout en la maltraitant et la violant.
Encore pleine de jeunesse et animée par le rêve de fonder un foyer, cette jeune femme n’a pas hésité un instant lorsque ce jeune homme s’est approché d’elle pour lui confier ses sentiments et lui proposer de vivre une relation amoureuse dans l’objectif de fonder prochainement un foyer conjugal. En fait, elle ignorait qu’il était un trafiquant de drogue, bien connu aussi bien de la police que de la gendarmerie royale. Au fil des jours, et sous prétexte de fiançailles et de rencontres familiales, il l’a invitée à son domicile. Une occasion de rencontrer, pour la première fois, sa future belle-famille. Toutefois, la jeune femme, le cœur empli d’espoir et d’innocence, n’a pas imaginé, une seconde, que ce qui semblait être un pas vers le bonheur allait se transformer en une semaine de terreur et de cauchemar.
Car, derrière les apparences de la belle-famille se cachait une petite organisation criminelle spécialisée dans le trafic de drogue. Dès qu’elle a franchi le pas du domicile de sa soi-disant future belle-famille, elle s’est retrouvée toute seule, devant celui qui a prétendu l’avoir aimée ainsi que ses deux frères, tout aussi redoutables, qui ont renfermé le piège avec brutalité. Une menace armée, des humiliations et des violences répétées ont transformé le quotidien de la jeune femme en cauchemar. Le trafiquant de drogue, lui, filmait les sévices avec son téléphone portable pour l’obliger à ne jamais penser à les dénoncer aux gendarmes.
Pendant sept jours, la maison est devenue une prison. Les murs de la demeure étaient témoins de pleurs étouffés, de tentatives de résistance et d’espoirs déçus. Chaque heure passée semblait plus longue que la précédente, mais la jeune femme, malgré la terreur et l’humiliation, est parvenue à trouver une force insoupçonnée. Le septième jour de sa séquestration, elle est arrivée à profiter d’un moment d’inattention de ses trois ravisseurs pour demander à leur sœur d’aller aux toilettes. C’était le moment qu’elle attendait. Son cœur battait à tout rompre, elle s’est échappée par la fenêtre et a couru à travers les rues de Sebt Gzoula sans se retourner, jusqu’au poste de la gendarmerie royale. A bout de souffle et en larmes, elle a relaté tout aux limiers de la gendarmerie royale qui n’ont pas perdu une seconde pour réagir. Une fois, les gendarmes arrivés sur les lieux, la réalité a dépassé ce qu’ils imaginaient.
Car, le trafiquant de drogue et ses deux frères ont surgi, hurlant et brandissant des sabres, menaçant les gendarmes. L’un d’eux a même agité une bonbonne de gaz, menaçant de tout faire exploser. L’affrontement était intense. Mais, malgré la violence, les gendarmes sont arrivés à maîtriser la situation. Dans un corps à corps musclé, l’un des frères a été neutralisé, tandis qu’un élément de la brigade est arrivé à désarmer le trafiquant de drogue, faisant tomber sa bouteille de gaz sans qu’aucune vie ne soit perdue. Un à un, les trois hommes ont été maîtrisés et menottés. Et le cauchemar est terminé. Les trois frères ont été arrêtés, placés en garde à vue avant d’être traduits devant le parquet général près la Cour d’appel de Safi qui les a mis entre les mains du juge d’instruction.



