Il évoque des thématiques sensibles telles que les préjugés et le racisme
Cinéma : Le cinéaste Noureddine Lakhmari se prépare à projeter son dernier long métrage «Mira» dans les salles obscures. Il propose à travers son œuvre une nouvelle lecture du monde à travers le regard d’un enfant vivant en marge de la société, mais porteuse d’une vision singulière de la liberté et de l’humanité.
Après près de neuf ans d’absence des salles obscures, le réalisateur marocain Noureddine Lakhmari s’apprête à faire son grand retour au cinéma avec son nouveau long-métrage intitulé «Mira». Entièrement écrit et réalisé par le cinéaste lui-même, ce film marque un tournant artistique notable dans sa carrière. Contrairement à ses précédentes œuvres, souvent ancrées dans l’univers urbain de Casablanca, le cinéaste opte cette fois pour des décors naturels, en tournant dans les régions d’Azrou et d’Ifrane. Les forêts de l’Atlas y jouent un rôle central, offrant un cadre visuel puissant à une histoire profondément humaine. Le film réunit une pléiade d’acteurs connus et reconnus, notamment Fatima Atef, Omar Lotfi, Safae Khatami, Saad Mouaffaq, ainsi que Ismail Fellah, Zineb El Alaoui et Moussa Sylla. Le film relate l’histoire d’une jeune fille de 13 ans, orpheline et élevée dans un village reculé du Moyen Atlas. «Confrontée à des traditions rigides qui l’étouffent, Mira rêve d’émancipation. Entre la bienveillance de sa grand-mère Zineb et le soutien de son enseignante Lamiae, femme éclairée et progressiste, elle trouve son refuge dans la nature, le seul espace où elle peut respirer, imaginer et s’évader», indique le synopsis.
À travers ce récit, le film aborde des thématiques sensibles telles que les préjugés, le racisme, ainsi que les tensions sociales dans des contextes marqués par la précarité et la marginalisation. Pour rappel, le film a été projeté pour la première fois en compétition officielle au Tallinn Black Nights Film Festival, en Estonie, puis il a été présenté en avant-première lors de la 22ème édition du Festival international du film de Marrakech. «Mira» marque ainsi le retour du cinéaste depuis son dernier film, Burn Out, et propose une nouvelle lecture du monde à travers le regard d’un enfant vivant en marge de la société, mais porteuse d’une vision singulière de la liberté et de l’humanité. Après Casanegra, Zéro et Burn Out, Mira marque une évolution majeure dans l’œuvre de Lakhmari : une plongée dans une nature vivante, une mise en scène plus intérieure, et une réflexion profonde sur la dignité humaine.



