Projection
Le second long métrage «Behind the Palm Trees» (Derrière les palmiers) de la réalisatrice Meryem Benm’Barek est entré, dimanche, en compétition officielle du 22ème Festival international du film de Marrakech (FIFM). Très applaudi par le public, le film mêle critique sociale et romance.
Le Palais des Congrès de Marrakech a accueilli, dimanche soir, l’avant-première du nouveau long-métrage «Behind the Palm Trees» (Derrière les palmiers) de la réalisatrice Meryem Benm’Barek. Sélectionné en compétition officielle du Festival international du film de Marrakech, le film a suscité un vif intérêt, faisant salle comble et recevant un accueil particulièrement chaleureux. Avant la projection, la réalisatrice a pris la parole, visiblement émue : «Présenter mon film pour la première fois au Maroc est un moment très fort. Je suis extrêmement fière que le film naisse ici. C’est un choix d’ancrer mon cinéma au Maroc», lance-t-elle. Et d’ajouter : «Je remercie mon équipe et toutes les personnes qui m’ont accompagnée dans cette aventure». Coproduction franco-maroco-belge, «Derrière les palmiers» mêle critique sociale et romance. L’histoire du film se déroule à Tanger. Il parle de Mehdi qui mène une vie exemplaire auprès de sa famille et de Selma, sa nouvelle petite amie.
Pour le jeune couple, tout se passe à merveille jusqu’à ce que Mehdi fasse la rencontre de Marie, une jeune française à la vie mondaine, et entrevoit à travers elle les promesses d’un avenir différent et de la réussite sociale. Le film explore en effet la manière dont les sentiments et les choix personnels peuvent être influencés par des dynamiques sociales invisibles. «L’idée du film naît d’une histoire personnelle. Il montre comment nos élans amoureux sont souvent traversés par des forces sociales qui nous dépassent et orientent nos décisions», a expliqué Meryem Benm’Barek à ALM. Il faut dire que la réalisatrice confirme son regard singulier sur les rapports humains et sociaux, tout en offrant au public une œuvre sensible, engagée et profondément ancrée dans la réalité contemporaine. «Je souhaite avec ce film suivre une passion qui se consumera du fait des différences culturelles, économiques et sociales.
J’aimerais interroger notre rapport individuel à l’amour et l’égalité au sein du couple, mais aussi questionner l’amour dans sa dimension politique afin de scruter la manière dont la famille et plus largement la société s’infiltre dans l’intime». «Derrière les palmiers» a été tourné dans la ville de Tanger. Il réunit Sara Giraudeau, Driss Ramdi, Nadia Kounda, Carole Bouquet, Olivier Rabourdin, Soumaya Akaaboune, Amine Naji et Raouiya.
A propos de la réalisatrice
Parcours Meryem Benm’Barek est née à Rabat. Elle grandit entre le Maroc, la France et la Belgique. Elle entre en 2010 en option Réalisation à l’INSAS à Bruxelles, où elle réalise plusieurs courts métrages dont Jennah, sélectionné dans plusieurs festivals internationaux et listé pour les Oscars 2015. En 2018, Sofia, son premier long métrage, remporte le Prix du Meilleur scénario au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard, avant de remporter plusieurs récompenses à l’international.



