
Les recettes ordinaires se sont établies à 229,7 milliards de dirhams, représentant 54,9% de l’ensemble des ressources mobilisées par l’État.
Finances publiques: À mi-parcours de l’exercice 2026, l’exécution de la loi de Finances confirme une trajectoire budgétaire globalement conforme aux prévisions. Les ressources mobilisées par l’État ont atteint un niveau significatif. Le détail !
Les données d’exécution de la loi de Finances au deuxième trimestre de l’année mettent en évidence une progression équilibrée des principales composantes budgétaires. Les ressources globales de l’État affichent un niveau de réalisation appréciable, bénéficiant notamment de la performance des recettes ordinaires et de la contribution des comptes spéciaux du Trésor. En parallèle, l’évolution des charges reflète la poursuite des politiques publiques engagées, avec une attention particulière portée aux dépenses d’investissement et aux obligations liées à la dette. C’est ce que l’on peut déduire du rapport trimestriel sur l’exécution de la loi de Finances. A fin juin 2026, la Trésorerie générale du Royaume dégage un solde budgétaire négatif de l’ordre de 20,2 milliards de dirhams. Il résulte de ressources ordinaires, hors recettes d’emprunts, de 357,8 milliards de dirhams et de charges hors amortissements de la dette de 377,9 milliards de dirhams. «Compte tenu de recettes d’emprunts de 60,4 milliards de dirhams et d’amortissements de la dette de 35,2 milliards de dirhams, l’exécution de la loi de Finances dégage un excédent des ressources sur les charges de 5 milliards de dirham», peut-on retenir à cet effet. S’agissant des ressources de l’Etat, 418,2 milliards de dirhams ont été mobilisés au titre du deuxième trimestre de l’année affichant ainsi un taux de réalisation de58,7% comparé aux prévision de la loi de Finances.
Cette évolution intervient au moment où les arriérés de remboursement de la TVA et les demandes de restitution de l’IS ont été respectivement de 33,5 milliards de dirhams et de 2 milliards de dirhams à fin décembre 2025. La structure des ressources globales de l’État fait ressortir une prédominance des recettes ordinaires, suivies des recettes des comptes spéciaux du Trésor, des emprunts à moyen et long termes et des recettes des SEGMA. Les recettes ordinaires se sont établies à 229,7 milliards de dirhams, représentant 54,9 % de l’ensemble des ressources mobilisées par l’État. Leur niveau d’exécution a atteint 54,5% des prévisions fixées dans la loi de Finances. Elles demeurent largement constituées de recettes fiscales, qui représentent 90,9 % du total, contre 9,1 % pour les recettes non fiscales. Les recettes d’emprunts à moyen et long termes ont, pour leur part, atteint 60,4 milliards de dirhams, soit 14,4 % des ressources globales de l’État. Leur taux de réalisation s’est situé à 49,1 % des prévisions de la loi de Finances. La Trésorerie générale du Royaume indique que le recours au marché des adjudications a représenté 43% à ce titre.
Les recettes issues des comptes spéciaux du Trésor (CST) ont enregistré un montant de 126,6 milliards de dirhams, représentant 30,3 % des ressources globales de l’État. Elles affichent un taux de réalisation de 76,2 % des prévisions fixées par la loi de Finances.
Quant aux recettes des services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA), elles se sont élevées à 1,5 milliard de dirhams, soit une contribution limitée à 0,4 % des ressources globales. Leur taux d’exécution a atteint 75,2 % des prévisions de la loi de Finances.
Pour ce qui est des charges globales de l’État, elles ont atteint 413,2 milliards de dirhams à fin juin, soit un taux de réalisation de 54,3% des prévisions arrêtées par la loi de Finances. Elles se composent de 213,6 milliards de dirhams de dépenses ordinaires du budget général, représentant 51,7 % des charges totales de l’État, avec un taux d’exécution de 54,6 %. Ces dépenses sont constituées à hauteur de 45,6 % des dépenses de personnel. Pour leur part, les dépenses d’investissement se sont établies à 62,2 milliards de dirhams, enregistrant un taux de réalisation de 45,7% des prévisions. Elles représentent 15,1 % des charges globales de l’État à fin juin 2026. Les émissions des comptes spéciaux du Trésor (CST) ont atteint, quant à elles, les 101,5 milliards de dirhams, correspondant à un taux de réalisation de 60,6 %. Elles représentent 24,6 % des charges totales de l’État. Par ailleurs, les amortissements de la dette se sont élevés à 35,2 milliards de dirhams, soit 8,5% des charges globales, avec un taux d’exécution de 54,9 % des prévisions.