Fête du travail: les centrales syndicales appellent à la satisfaction de leurs revendications et à la préservation des libertés syndicales

Les centrales syndicales ont célébré, vendredi à Rabat, la fête du Travail à travers l’organisation d’une série de meetings et de marches, où elles ont appelé à la satisfaction de leurs revendications sociales et à la préservation des libertés syndicales.

Lors de ces rassemblements, les syndicats ont appelé à l’amélioration des conditions socio-économiques de la classe ouvrière, à la défense des acquis et des revendications légitimes qui consistent, notamment, en l’amélioration des revenus de la classe ouvrière des secteurs privé et public, la préservation de leur pouvoir d’achat et la lutte contre le chômage, soulignant l’impératif d’orienter les politiques publiques vers la garantie d’une vie décente.

Dans ce sens, M. Mohamed Haithoum, membre du secrétariat national de l’Union Marocaine du Travail (UMT), a indiqué que la fête du 1er mai « n’est pas une célébration occasionnelle », mais un moment pour « renouveler la conscience des classes et annoncer la poursuite du combat pour la défense du travail, des droits et de la dignité ».

Dans un discours prononcé au nom du secrétaire général de l’UMT, il a mis l’accent sur l’impératif d’une révision profonde des priorités des politiques publiques, de manière à reconsidérer le travail productif, le salaire équitable, la protection sociale effective, les services publics de qualité et la justice fiscale.

De son côté, Mme Fatiha Khourtal, membre du bureau exécutif de l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), a indiqué que la célébration de cette fête traduit la dynamique de la classe ouvrière et sa prise de conscience quant à l’importance de lutter en faveur de la consolidation des acquis et la réalisation des revendications.

Elle a appelé, à cette occasion, à la publication des décrets relatifs à la révision des statuts de plusieurs catégories, la mise en œuvre des engagements financiers relatifs à l’indemnité complémentaire des enseignants du primaire et du collège, des cadres spécialisés, l’indemnité de travail en milieu rural outre l’application des dispositions restantes de l’accord sectoriel.

Pour sa part, Mme Nadia Sebat, membre du bureau exécutif de la Confédération Démocratique du Travail (CDT), a souligné l’importance de traduire les équilibres financiers en une véritable protection du pouvoir d’achat, à travers une augmentation des salaires, un allègement de la charge fiscale, un renforcement de la protection sociale en plus de la préservation de la dignité au travail et post-retraite.

« La nature de l’étape actuelle nous impose d’appeler à un nouveau pacte social qui place le citoyen au coeur des politiques publiques, relie le développement à la démocratie, ainsi que la croissance à la justice sociale », a-t-elle dit, notant que « le Maroc ne pourra relever les défis de l’avenir qu’avec un front intérieur solide et des institutions démocratiques ».

De son côté, le secrétaire général de l’Organisation démocratique du Travail (ODT), Ali Lotfi, a appelé à l’amélioration des services publics dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement et de l’emploi afin d’alléger le poids des dépenses sur les ménages, à adopter une augmentation générale des salaires dans les secteurs public et privé et à revoir le barème d’imposition sur le revenu.

Il a également plaidé pour l’institutionnalisation du dialogue social à travers la création d’un Conseil supérieur du dialogue social et de l’emploi, soulignant l’importance de « faire évoluer l’approche du dialogue national vers un dialogue multipartite, d’adopter une loi sur les syndicats et de regrouper les caisses de retraite en deux caisses relevant d’un régime de retraite unifié ».

Quant au secrétaire général adjoint de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), Abdelilah Dahmane, il s’est félicité des conclusions du dialogue sectoriel, qui a abouti à un accord social ayant permis d’améliorer la situation des inspecteurs du travail, des médecins et des ingénieurs chargés de l’inspection du travail, appelant au « renforcement du rôle de l’inspection du travail pour faire respecter le code du travail dans le secteur privé, notamment en ce qui concerne les conditions de sécurité et de santé au travail ».

Il a également passé en revue certaines des revendications du syndicat, notamment l’adoption d’une augmentation salariale visant à amortir les effets de l’inflation, ainsi que la nécessité de mettre en œuvre l’échelle mobile des salaires et des prix en tant que mécanisme juridique et structurel garantissant la révision périodique des salaires et des pensions afin de protéger les salariés contre les fluctuations du marché, appelant à une augmentation des pensions et de leur exonération de l’impôt sur le revenu.

Par ailleurs, les centrales syndicales n’ont pas manqué de réaffirmer, la centralité de la cause nationale du Sahara marocain, qui reste une responsabilité collective exigeant une vigilance permanente et une mobilisation générale. Elles ont également exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien et leur soutien à ses droits légitimes à la patrie, à la liberté et à la dignité.

 

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