Notre jeunesse, défi majeur  des années à venir…

Diamant brut
Une chose essentielle explique que notre jeunesse trace sa route en dehors du chemin tortueux semé d’obstacles que lui proposent nombre de responsables : notre jeunesse ne veut pas – ne veut plus – de ce rôle de figurante dans laquelle on veut la cantonner !!!

Nous parlons beaucoup de notre jeunesse…mais l’écoutons-nous ?
Nous parlons beaucoup de notre diaspora et de sa jeunesse, mais l’écoutons-nous ?
La réponse est dans la question…
Sa Majesté le Roi a préconisé une mesure révolutionnaire et susceptible d’apporter renouveau et sang neuf à notre paysage politique, encourageant les partis à faire une place conséquente aux nouvelles générations lors des prochaines élections et incitant les jeunes à franchir le pas grâce à un remboursement significatif des frais de campagne…
Qui sur le terrain a saisi la balle au bond ???
Nous allons donc encore une fois entendre, encore lire, des commentaires déplorant le manque d’intérêt de la jeunesse pour la chose publique, pour la politique où des leaders et des commentateurs déploreront à renfort de sanglots dans la voix que décidément «les jeunes d’aujourd’hui sont enfermés dans leur bulle, uniquement préoccupés par leur vie virtuelle, désengagés»… et autres qualificatifs!
Or c’est exactement de l’inverse qu’il s’agit…
Ce ne sont pas les jeunes qui se détournent de la politique, c’est la politique qui s’est détournée d’eux !
Que l’on ne vienne pas nous dire que la jeunesse n’est ni patriote, ni soucieuse du bien commun, ni mobilisée pour l’intérêt collectif…
Rien n’est plus faux !
Faut-il rappeler l’extraordinaire réaction du mouvement associatif jeune lors du tremblement de terre d’Al Haouz ?
Faut-il rappeler le rôle majeur joué par la jeunesse lors des récentes inondations ?
Faut-il rappeler la mobilisation incroyable des générations actuelles lors de la CAN, soutenant l’équipe nationale de façon extraordinaire, s’engouffrant avec enthousiasme dans les équipes de volontaires, accueillant avec beaucoup de civisme les supporters étrangers venus chez nous à cette occasion… ?
La preuve n’est pas à fournir, elle est là .
Une chose essentielle explique que notre jeunesse trace sa route en dehors du chemin tortueux semé d’obstacles que lui proposent nombre de responsables : notre jeunesse ne veut pas – ne veut plus – de ce rôle de figurante dans laquelle on veut la cantonner !!!
Les jeunes veulent être interlocuteurs, partenaires ! Ils veulent être ACTEURS ! Acteurs de leur vie, acteurs de la vie de leur pays, acteurs de notre avenir commun !
Que leur offrons-nous en réponse ? Au mieux du paternalisme au pire de la récupération ou de l’indifférence !
Les exemples de ce que je m’efforce de faire passer à travers mon message j’en rencontre tous les jours, sur le terrain : lorsque je vois les milliers d’adeptes des arts et des sports urbains – street workout, acrobaties, skate, graffitis, sports de combat, foot freestyle, etc. se retrouver livrés à eux-mêmes !
Et quand je dis livrés à eux-mêmes, il s’agit de pire que ça, car la nature a horreur du vide et les manipulateurs en tout genre, les «mangeurs de cerveau» sont quant à eux bien actifs…
Quelle fédération sportive pour répondre à leurs attentes, à leurs besoins ? Quelle ONG indépendante pour fournir formation, éducation, encadrement à notre jeunesse ?
Signer des conventions, développer des envolées lyriques, solliciter des subventions… ça nous savons faire ! Pour quels résultats ? Pour quel impact ? Pour quelles retombées concrètes sur le terrain ?
Quel média national, voire international, pour être le porte-parole de ces générations, quels moyens d’expression leur sont disponibles?
Les réseaux sociaux, les chansons des Ultras, El Grande Toto… sont leurs exutoires… or nous passons notre temps à les critiquer, voire les dévaloriser…
Que l’on prenne garde à ne pas passer à côté de notre jeunesse, à faire de nos enfants des vieux avant même que d’avoir été jeunes.
Dans cette description sombre que je m’efforce de faire avec honnêteté, pourtant brille la lumière, brille l’espoir : ces millions de talents en tous domaines, ces mouvements, collectifs, associations qui se créent tant au sein de la jeunesse du Royaume qu’au sein de la diaspora!
Un véritable maillage se crée où les rivalités des anciennes organisations ont fait place à la complémentarité, à l’entraide, au partenariat… les passerelles entre associations de jeunes du Royaume et celles de la diaspora se mettent en place…
Ma génération est appelée la Génération M6, Sa Majesté a créé un véritable appel d’air, qui 27 ans après perdure, nous n’avons rien perdu de notre foi, de notre idéal, et réforme après réforme, avancée après avancée, nous sommes conscients de notre adhésion gagnante.
Les jeunes générations sont nées sous le règne de SM Mohammed VI et en connaissent la valeur… elles ont l’âge du Prince Héritier Moulay El Hassan, se reconnaissent en lui… tel est le privilège d’une monarchie.
Je le dis souvent et je le crois profondément, il faut être Marocain(e) pour comprendre cela, pour le vivre…
Souvent on entend vanter -à juste titre- l’exception marocaine, je pense que le fondement de cette exception est là, ce sentiment familial, filial. La jeunesse notre défi majeur, disais-je donc en titre de ma Tribune, j’en suis persuadé : elle est notre principal atout et bien vain est celui qui ne l’a pas compris. Tout autour du globe et tout particulièrement autour de nous, la jeunesse fait l’objet de bien des spéculations…croyez-moi notre jeunesse à nous est un diamant brut, qu’il nous faut polir pour lui permettre de briller de tous ses feux, de tous ses talents.

 

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