«Parlons Développement»: La Banque mondiale et Policy Center soutiennent les jeunes

24 éditions
Lancée depuis 2021 par la Banque mondiale, le Policy Center for the New South, et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’initiative «Parlons Développement» est une plateforme de réflexion collective sur les enjeux du développement durable au Maroc. Destinée aux jeunes et organisée avec différents partenaires, elle vise à rapprocher les débats stratégiques des préoccupations du grand public et à stimuler la culture du dialogue et du débat. Chaque édition est organisée dans une ville différente, en partenariat avec le monde académique, hors de l’axe traditionnel de Casablanca-Rabat. Cette initiative permet de discuter des sujets qui préoccupent le plus les jeunes comme l’emploi ou encore l’environnement.

La Banque mondiale, Policy Center for the New South et le PNUD ont lancé en 2021, une initiative baptisée «Parlons Développement». A ce stade, 24 éditions ont été organisées dans 23 villes. Elles ont réuni à ce jour plus de 40.000 jeunes, 29 partenaires (universités publiques et privées, OSC) et une centaine d’experts. A ce propos, la Banque mondiale explique dans un article qu’elle vient de publier que la question de la jeunesse et de son avenir est une priorité absolue ; c’est un enjeu central de ses programmes d’activités, quel que soit le pays avec lequel l’institution collabore. «Les jeunes sont l’un des atouts les plus précieux d’un pays : il est indispensable que leurs voix et leurs idées soient intégrées dans les débats sur le développement mondial», affirme la même source notant que l’idée initiale derrière l’initiative «Parlons Développement», née dans le sillage de la pandémie de Covid-19 était de semer les graines d’une culture du dialogue sur les enjeux du développement dans les universités et les organisations de la société civile (OSC), pour permettre à la jeunesse marocaine de contribuer aux débats sur le développement durable et la reprise post-Covid, en prenant comme base de réflexion l’Agenda 2030, les ODD et le Nouveau modèle de développement du Maroc.

Cinq ans après son lancement, l’initiative a dépassé toutes les attentes, par son impact sur les jeunes et l’ensemble de l’écosystème qu’elle accompagne. «Parlons Développement» repose, selon la même source, avant tout sur des partenariats solides, tissés à différents niveaux. «Le premier réunit les trois initiateurs et organisateurs du projet : la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Policy Center for the New South (PCNS) – un think tank marocain dont la mission est de contribuer à l’amélioration des politiques publiques économiques et sociales au Maroc et dans le reste de l’Afrique, en tant que parties intégrantes du Sud global», souligne la même source. Et d’ajouter : «Pour chaque édition, la Banque mondiale, le PNUD et le PCNS (qui forment ensemble le Comité de pilotage) nouent un partenariat stratégique avec une université nationale – publique ou privée – ou avec une OSC. Ensemble, ils identifient un enjeu de développement local ou national pertinent à débattre. Le comité facilite ensuite un dialogue entre des jeunes – étudiants/membres de l’université/OSC concernée – et un panel d’experts variés : représentants institutionnels, de la société civile, du secteur privé, du monde académique ou des institutions organisatrices. Les sujets abordés couvrent un large spectre d’enjeux cruciaux pour l’avenir du Maroc : emploi et employabilité, innovation territoriale, développement des zones oasiennes, gestion de l’eau, ou éducation à la citoyenneté» précisant que l’emploi est l’un des thèmes centraux de l’initiative.

«Le sujet a été abordé sous de nombreux angles : à travers les emplois verts, l’entrepreneuriat comme alternative au salariat traditionnel, l’adéquation entre aspirations des jeunes et besoins du marché du travail, ou encore le rôle des territoires dans la création d’emplois pour les jeunes», selon la même source. Et de poursuivre : «Avec l’expansion du poids démographique et de l’influence de la jeunesse, il est essentiel de l’associer sans tarder aux processus de décision stratégiques». Par ailleurs, les universités sont des partenaires clés de ce projet. «Ce partenariat garantit également la neutralité des débats, puisque le comité de pilotage sélectionne conjointement les thèmes des dialogues en concertation avec l’université partenaire. Le thème choisi tient compte des caractéristiques territoriales de la région de l’université, garantissant ainsi que les participants identifient les sujets abordés comme des enjeux prioritaires. Il est essentiel de faire appel à des experts qui connaissent leur territoire mieux que personne, qui savent ce qui est faisable, ce qui correspond aux réalités de leur population, tout en s’appuyant sur des experts nationaux et internationaux pour élargir la perspective», indique la même source. En plus, le développement est l’affaire de tous. «C’est pourquoi l’initiative s’est donné pour principe de ne pas se cantonner aux universités de l’axe Rabat-Casablanca, mais d’aller à la rencontre des jeunes dans toutes les régions. Oujda, Errachidia, Meknès, Fès, Ifrane, Tétouan, Agadir, Marrakech, Khouribga, ou Béni Mellal… la liste s’allonge à chaque édition. «Parlons Développement», c’est aussi mettre les jeunes sur un pied d’égalité avec les experts, pour que chacun bénéficie des connaissances, des opinions et de l’expérience de l’autre.

Un dialogue intergénérationnel où l’âge et le statut n’ont plus d’importance, mais où seules les idées comptent», selon le même document. Dans le même sens, le point fort de cette initiative réside dans la communauté qui s’est progressivement tissée à travers les universités et les territoires. En termes de perspective, l’ambition est de prolonger les réflexions et les discussions engagées avec les jeunes, dans la continuité des dialogues amorcés dans les universités, selon la même source. «Il est essentiel de favoriser l’éclosion de nouveaux réseaux d’experts au Maroc et de faciliter les échanges sur les enjeux du développement, en associant pleinement jeunes et experts. L’initiative a vocation à se renouveler à chaque édition. Le format a évolué depuis les premières sessions, cherchant à encourager une plus grande participation et interactivité des jeunes. Au fil des éditions, le dialogue s’approfondit, le partage de savoirs et d’expériences s’enrichit, et les jeunes sont de plus en plus outillés pour des débats de plus en plus exigeants», relève le même document.

 

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