Les évènements culturels majeurs  les plus marquants de l’année 2025

Le caftan reconnu patrimoine immatériel mondial auprès de l’Unesco

L’année 2025 a été marquée par la reconnaissance internationale du caftan marocain avec son inscription officielle au Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco le 10 décembre, lors d’une session à New Delhi, reconnaissant l’art, les traditions et le savoir-faire uniques de ce vêtement emblématique. Cette inscription fait suite à la candidature déposée en 2023 par le Maroc. Elle s’ajoute à la reconnaissance déjà obtenue en 2022 auprès de l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco), qui l’avait inscrit sur sa liste des sites patrimoniaux et culturels. Ce dossier a été supervisé par le ministère de la jeunesse, de la culture et de la communication, ainsi que par la délégation permanente du Maroc auprès de l’Unesco à Paris. Le caftan marocain est plus qu’un simple vêtement, c’est un symbole vivant de l’identité marocaine, transmis de mère en fille, et de maître à élève, depuis plus de huit siècles. Le caftan incarne également un héritage technique et esthétique exceptionnel, célébré dans le monde entier. Ce dossier a été élaboré avec minutie, décrivant en détail les métiers et savoir- faire, les fonctions sociales et les communautés détentrices de cette tradition, selon une approche globale et apolitique.

Coopération internationale

L’année 2025 a été marquée par la signature d’un mémorandum avec l’Office marocain de la propriété intellectuelle (OMPI) en juillet 2025 pour une meilleure reconnaissance juridique de son patrimoine culturel, incluant le caftan et le zellige. Cet accord vise à renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de la propriété intellectuelle, notamment en ce qui concerne les droits d’auteur et les droits connexes, ainsi que la protection juridique du patrimoine culturel marocain. Il inclut également la possibilité de bénéficier de l’expertise en matière de propriété intellectuelle et d’adopter de nouveaux concepts juridiques (droit de suite, droit de copie) dans le système WIPOCONNECT. La promotion du label «Label Maroc» à l’échelle internationale est l’un des points saillants de cet accord, qui permettra au Maroc de protéger légalement son patrimoine culturel au sein de l’Office marocain de la propriété intellectuelle.

Ouverture de l’Institut national supérieur de musique et des arts chorégraphiques à Rabat

L’année 2025 a été marquée par l’ouverture de l’Institut national supérieur de musique et des arts chorégraphiques (Insmac) à Rabat. Situé au cœur de la capitale, à l’orée du Théâtre Mohammed V, entre les rues Moulay Rachid, Patrice Lumumba et l’avenue Mansour Ed-Dahbi, cet établissement d’enseignement supérieur s’étend sur une superficie dépassant les 9.000 m². Il s’agit de la première structure universitaire du Royaume exclusivement consacrée à la formation musicale et chorégraphique de haut niveau. L’établissement bénéficie d’équipements d’envergure, conformes aux standards internationaux : théâtre de 400 places, studio d’enregistrement de haute technologie, espaces de répétition, salles de cours, amphithéâtres, bibliothèque-médiathèque, ainsi qu’une cafétéria.

Protection du patrimoine national : De nouvelles mesures législatives

L’année 2025 a été un tournant pour la protection et le rayonnement du patrimoine marocain, marquée par de nouvelles mesures législatives. D’ailleurs il a été adopté le projet de loi n°33.22 relatif à la protection du patrimoine. Les plus importantes dispositions de ce texte portaient sur l’introduction de nouvelles définitions relatives aux différentes catégories du patrimoine culturel, naturel et géologique, en harmonie avec les concepts reconnus à l’échelle internationale en matière de patrimoine culturel et les nouvelles définitions adoptées par l’Unesco.
Ce projet de loi visait à créer le concept de «groupes historiques», composés de biens immobiliers groupés, bâtis ou non bâtis, présentant un intérêt en raison de leur caractère architectural, leur charge historique ou leur singularité, à l’instar des anciennes médinas, des cités disparues, des villages, des ksours et des casbahs. Il s’agit, en outre, de l’intégration d’une catégorie dédiée au «patrimoine culturel subaquatique», qui regroupe les vestiges de l’existence humaine ayant une valeur culturelle, historique, archéologique, scientifique ou artistique et qui sont restés immergés, partiellement ou totalement, de manière périodique ou continue, depuis au moins 100 ans, à savoir les sites, les structures, les bâtiments, les objets, les restes humains ou d’animaux, ainsi que les épaves de navires. Ce texte comprend également l’introduction des notions du «patrimoine naturel», incluant les sites naturels, les environnements, les espaces et les paysages, ainsi que du «patrimoine géologique», englobant les formations et sites géologiques, les échantillons minéralogiques, les fossiles, les météorites et les documents géologiques appartenant aux époques antérieures. Parmi les nouvelles dispositions figurent aussi la mise en place d’un registre national d’inventaire du patrimoine, comprenant des inventaires spécifiques pour le patrimoine culturel immobilier, le patrimoine mobilier, le patrimoine culturel immatériel et le patrimoine subaquatique, naturel et géologique.

 

 

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