Honneur à ces élus franco-marocains  de la République française…

Confluence
Cette vague est particulièrement bienvenue et vient démontrer à ceux qui en doutaient -dans les 2 pays- que la diversité culturelle, identitaire, loin d’être un handicap est un formidable moteur.

Les dernières élections municipales françaises ont vu un nombre important de jeunes franco-marocains se faire élire en tant que conseillers municipaux et maires adjoints, ils sont venus grossir les rangs de ces hommes et femmes français d’origine marocaine, déjà élus dans différentes villes et dont beaucoup sont déjà connus et reconnus.
Cette vague est particulièrement bienvenue et vient démontrer à ceux qui en doutaient -dans les 2 pays- que la diversité culturelle, identitaire, loin d’être un handicap est un formidable moteur.
Ceux qui voulaient y voir -dans un sens péjoratif- une double allégeance en sont pour leurs frais.
Bien au contraire, ces jeunes sont «à la confluence», ancrés dans les villes de France où bien souvent ils sont nés ou ont grandi – et très représentatifs de cette population – et en même temps riches d’une culture, de valeurs transmises par leurs parents qui ont toujours fait que France et Maroc étaient à ce point liés.
Contrairement à d’autres, les jeunes franco-marocains sont les enfants de l’addition, en aucun cas de la division, ils ne renient rien, ni de leurs origines ni de leur ancrage en France, bien au contraire.

Ils n’ont pas été élevés dans un «esprit de revanche» (et d’ailleurs revanche sur quoi ?) ils ont grandi dans l’amour et le respect des 2 pays… Et aujourd’hui ils sont les fruits de ce «métissage».
Les 2 pays peuvent s’en féliciter et s’en enorgueillir : la France, car ces jeunes participent pleinement à la vie de la société française, avec volonté, envie et engagement et le Maroc, car dans un monde où il est si facile de stigmatiser et de rejeter l’Autre il voit avec fierté ses petits enfants être facteurs de fraternité, de liens et de compréhension…
Ces élus pleinement ancrés dans leur territoire de naissance ou de vie gardent de la terre de leurs ancêtres collée à la semelle de leurs souliers. Cette expression est ma formule fétiche et je l’employais toujours pour me définir lorsque mon parcours m’a amené dans les années 2000 à être tour à tour conseiller ministériel de Martine Aubry puis de Élisabeth Guigou. Ces jeunes élus sont aussi vecteurs de paix et bâtisseurs de ponts et non de murs. Je ne peux m’empêcher de voir en eux les graines de ce que nous sommes quelques uns à avoir semé…
J’ai tenu à écrire cette Tribune en leur honneur car je crois en la vertu de l’exemple, rien n’a été facile pour eux, rien ne leur a été donné…ils ont dû s’accrocher et se faire une place, je parle très souvent d’eux avec les jeunes ici, au Maroc et je rêve de faire le lien entre ces 2 jeunesses.

À ce propos Marocains Pluriels lancent ce mois-ci un nouveau grand rendez-vous baptisé Dialogues Pluriels, ce sera l’occasion d’inviter très prochainement ces jeunes élus à venir rencontrer, dialoguer, échanger avec les jeunes du Royaume…
L’émulation est un moteur : le partenariat associatif entre les nouvelles générations des 2 rives est en plein essor, ces maires adjoints et conseillers municipaux sont un nouveau maillon de cette collaboration à bâtir, fructueuse et porteuse de tant de perspectives.

Je m’efforce toujours de donner à mes chroniques un aspect concret, car je ne suis pas journaliste et j’écris mes chroniques en tant qu’acteur associatif et culturel, je voudrais donc ici citer quelques noms de celles et ceux dont je parle…alors bien sûr ma liste ne peut être complète -et je m’en excuse – mais que toutes celles et tous ceux qui composent cette catégorie trouvent ici la reconnaissance qu’ils méritent…
Bonne route à eux : Abdelaziz Ammari (dont je suis personnellement très fier) Karim Chafi, Rachid Mir, Hanane Ghezal, Said El Oujajji, Ouissal Boughanem, Yacine Annasse, Ayoub Semlali, Mina Fayed, Mehdi Aziz, Tarek Bais, Ali Kajeiou, Abdelhalim Boughaleb… qui viennent rejoindre les plus anciens tels Salah Bourdi, Khadija Gamraoui, Saïd Laatiriss, Habiba Bigdade, Abdelaziz Hamida, Abdel Ait Omar… et des noms déjà connus médiatiquement tels Karim Bouamrane et Ali Rabeh… Et puisque Paris est la capitale qu’il me soit permis de citer Lamia El Aaraje première adjointe et Karim Ziady adjoint chargé de la politique de la ville… figures emblématiques de ces profils novateurs.

 

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