Agriculture solidaire : 40 nouveaux projets dans le pipe à Marrakech-Safi

Les filières agricoles font l’objet d’un diagnostic de leur chaîne de valeur, depuis la production et la collecte jusqu’à la transformation et la commercialisation. 

Développement agricole : Marrakech-Safi s’apprête à renforcer son agriculture solidaire avec 40 nouveaux projets. Une étude de 24 mois, lancée par la direction régionale de l’agriculture, prévoit leur identification et leur élaboration, ainsi que la mise en place d’une plateforme SIG pour assurer leur suivi.

La région Marrakech-Safi prépare une nouvelle génération de projets d’agriculture solidaire. Une étude est dans le pipe en vue d’identifier, élaborer et contractualiser les nouveaux gisements dans la région. Initiée par la direction régionale de l’agriculture de Marrakech-Safi, cette mission prévue sur une durée globale de 24 mois est en effet structurée autour de 40 nouveaux projets. Leur exécution est répartie en cinq phases successives, dont six projets dans la deuxième phase, dix dans la troisième, sept dans la quatrième, dix dans la cinquième et sept dans la sixième. La première phase sera consacrée à la mise en place du système d’information géographique (SIG). Il est à souligner que le délai global pour la réalisation de cette mission est fixé à 24 mois. Toutefois, ce délai ne correspond pas à l’addition des durées de chaque phase, étant donné que certaines phases seront réalisées de manière simultanée. A titre d’exemple, la première phase démarrera en parallèle de la deuxième après validation du maître d’ouvrage. Cette organisation vise en effet à optimiser les délais de réalisation de la mission et à assurer une meilleure efficacité dans l’exécution des prestations. L’élaboration de chaque projet doit commencer par une phase de préparation destinée à analyser les potentialités du territoire, les systèmes de production, les parties prenantes et les exploitations. L’objectif est d’identifier les contraintes au développement, les besoins exprimés par la population ainsi que les pistes d’amélioration.

Le diagnostic du territoire porte sur des dimensions administratives, géographiques, socioculturelles et économiques. Il est également question d’identifier les différents acteurs intervenant dans les filières agricoles, les structures d’appui au secteur agricole, les gestionnaires du territoire ainsi que les autres acteurs concernés. Une attention particulière est accordée à l’organisation professionnelle agricole appelée à porter le projet et à l’évaluation de ses capacités. L’étude doit ensuite examiner les exploitations agricoles afin d’identifier leurs marges de progrès et de cibler les actions à réaliser. Cette analyse prend notamment en compte le profil des exploitants et de leurs familles, les systèmes de production, les résultats techniques et économiques ainsi que les principales contraintes rencontrées. Les filières agricoles font, elles aussi, l’objet d’un diagnostic de leur chaîne de valeur, depuis la production et la collecte jusqu’à la transformation et la commercialisation. La finalité étant d’analyser les infrastructures existantes, les volumes produits, les circuits de commercialisation, les prix de vente et les contraintes au développement des filières. Pour les projets portant sur la valorisation des produits agricoles, le diagnostic doit en outre examiner les infrastructures de valorisation existantes, le potentiel de production et les différentes options de valorisation, ainsi que leur mode de gestion. À l’issue du diagnostic, la mission entre dans une phase de planification. Celle-ci consiste à développer, organiser et hiérarchiser les activités à mettre en œuvre en réponse aux besoins identifiés au niveau des exploitations et du territoire. Elle doit également définir les modalités institutionnelles nécessaires à l’exécution et au suivi des projets.

Concrètement, les études devront délimiter le périmètre de chaque projet, préciser la population cible, les superficies ou cheptels concernés, les organisations professionnelles agricoles et les acteurs impliqués. Elles devront également prioriser les axes d’intervention, définir les activités et leurs composantes, préciser les catégories et le nombre de bénéficiaires, estimer les coûts et les délais, établir le budget et l’échéancier de réalisation et définir les rôles et engagements des différents acteurs. La seconde composante majeure de la mission concerne la mise en place d’une plateforme intégrée de type SIG. Celle-ci doit être conçue, développée, déployée et rendue pleinement opérationnelle pour assurer la planification, le suivi, l’évaluation et la gestion des projets d’agriculture solidaire. La plateforme devra intégrer, structurer, mettre à jour et géolocaliser les principales composantes des projets, notamment les unités de valorisation, les infrastructures, les périmètres de plantation, les bénéficiaires et leurs données socio-économiques, les organisations professionnelles agricoles ainsi que les marchés et leur état d’avancement physique et financier.

Les données devront pouvoir être organisées par province, commune, filière et composante, avec une distinction entre les projets achevés, en cours et programmés. Le système devra notamment offrir une visualisation cartographique interactive, permettre la superposition de couches et les requêtes spatiales, et disposer d’une architecture web sécurisée, évolutive et interopérable. Le cahier des prescriptions prévoit également une base de données à composante spatiale, des mécanismes d’interopérabilité avec les systèmes d’information de l’administration, ainsi qu’une infrastructure d’hébergement dédiée.

 

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