Mieux communiquer, mieux vivre…

Self-control
Jeûner, ce n’est pas seulement s’abstenir de manger. C’est apprendre à ne pas «dévorer» l’autre avec nos mots. À ne pas «avaler» nos colères sans les digérer. À ne pas «servir» nos humeurs aux gens qu’on aime. Car oui, quand le corps est fatigué, l’âme demande plus de douceur.

Le Ramadan est arrivé. Je vous souhaite d’ailleurs un bon Ramadan…
Et là, des fois, les journées s’allongent, les nuits se raccourcissent… et parfois, notre patience aussi.
Avouons-le avec tendresse : quand on a faim, quand on a soif, quand on a mal dormi… nos émotions deviennent un peu plus bruyantes.
La moindre remarque peut sembler une attaque personnelle.
Le klaxon d’une voiture devient une provocation existentielle.
Et une question innocente comme «Tu as fait quoi aujourd’hui ?» peut nous donner envie de répondre :
«Survivre.»
Et si c’était justement ça, le vrai terrain d’entraînement du Ramadan ?
On croit souvent que le jeûne est une affaire d’estomac.
Mais en réalité, c’est surtout une école… du self-control émotionnel.
Jeûner, ce n’est pas seulement s’abstenir de manger.
C’est apprendre à ne pas «dévorer» l’autre avec nos mots.
À ne pas «avaler» nos colères sans les digérer.
À ne pas «servir» nos humeurs aux gens qu’on aime.
Car oui, quand le corps est fatigué, l’âme demande plus de douceur.
Alors comment éviter de transformer le Ramadan en championnat mondial de l’irritabilité ?
D’abord, en respectant un pilier fondamental : le sommeil.
Un cerveau épuisé gère mal ses émotions.
Dormir, ce n’est pas un luxe spirituel, c’est une stratégie de paix intérieure.
Ensuite, en revoyant nos priorités.
Tout n’est pas urgent.
Tout ne mérite pas une réaction.
Tout ne vaut pas une tension.
Puis, en soignant ce qu’on met dans notre assiette…
Parce qu’un estomac agressé fabrique souvent un esprit agité.
Manger simplement, lentement, consciemment, c’est déjà un acte de sagesse émotionnelle.
Mais surtout… en se rappelant le sens profond du Ramadan :
Le contrôle de soi
Le dépassement de soi
La paix intérieure
Ce mois n’est pas là pour nous rendre parfaits.
Il est là pour nous rendre plus conscients.
Conscients de nos réactions automatiques.
Conscients de nos colères rapides.
Conscients de nos paroles impulsives.
Et chaque fois qu’on choisit le calme au lieu de l’explosion,
le silence au lieu de la blessure,
la respiration au lieu de la réaction…
on est en train de jeûner avec tout notre être.
Finalement, le vrai défi n’est pas de tenir sans manger.
Le vrai défi, c’est de tenir sans blesser.
Sans juger.
Sans se perdre.
Et si le Ramadan nous apprenait ceci :
On ne peut pas toujours contrôler ce qu’on ressent,
Mais on peut apprendre à choisir comment on répond.
Et ça…
C’est peut-être la plus belle forme de spiritualité quotidienne.
La plus douce manière de mieux communiquer et de mieux vivre votre, notre Ramadan…
Un irrité de perdu, dix «non irrités» de retrouvés…peut-être même plus…
Allez, bon jeûne, et à la prochaine chronique…

 

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